La propriété des Swarn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

  • Demander un roll MJ

La propriété des Swarn Empty La propriété des Swarn

Message par Arthur Swarn le Mer 22 Aoû - 21:13

6:00
Comme chaque matin un coq chantait pour célébrer le lever du soleil et le début d'un nouveau jour, et comme chaque matin dans la large résidence un enfant perdu dans ses rêves émergeait paisiblement de sa douce quiétude. Le jeune homme papillonna des yeux puis retire doucement sa main de son chat qui avait décidé de se lover dans ses bras lors de cette nuit orageuse, cherchant comme à son habitude la chaleur de son acolyte humain. Cependant il ne fallait pas déranger ce gros paresseux sous peine de supporter son oeil accusateur ainsi le levé était toujours une tâche ardue pour le jeune homme. En effet il n'était pas le seul être à contenter dans cette maison comme le rappelait le poids de la tête de dark son dog allemand, le chien qui avait eu l'honneur de profiter de son lit douillet aujourd'hui. Heureusement il avait décidé de ne pas s'allonger de tout son poids sur lui cette fois ci, sinon il n'aurait pas pu se lever. Ce fut d'un mouvement de jambe expert que le jeune homme maintint le drap et effectua un mouvement de jambe sec afin de dégager ses jambes et faire reposer doucement la tête de l'animal sur son lit. La bouche baveuse du canidé tressautera légèrement de droite, projetant un filet de bave sur le lit. Arthur esquissa un léger sourire en pensant à la l'énième remontrance exaspérée que lui adressera sa pauvre gouvernante qui devra nettoyer sa couche, il l'acceptera de bon cœur et s'excusera comme à chaque fois mais ne changera pas ses habitudes pour autant. Il lui avait déjà signifié son indifférence à l’idée de dormir dans un lit sale et elle s'évertuait à laver tous les jours la couverture rêche en peau de chien bon marché qui reposait sur la couette sous laquelle dormait le jeune homme, le seul compromis qu’avait accepté le jeune homme à ses habitudes. Cependant malgré toutes ses précautions il ne put éviter de réveiller son compagnon, comme tous les chiens il ne dormait que d’un œil et le molosse aboya de contentement en voyant le jeune homme s’éveiller, importunant la pauvre boule de poil rousse qui se mit à feuler brièvement pour exprimer son mécontentement puis baillera à s’en décrocher la mâchoire avant de refermer ses yeux et reprendre son paisible sommeil.
Arthur consentit enfin à se lever de son lit, suivit par son fidèle chien avant de se présenter devant un miroir. Il saisit une épaisse brosse et donne quelques coups dans ses cheveux, plus par habitude et pour entretenir une certaine illusion de propreté. Avant de reposer sa brosse il se permettra un petit coup dans le pelage fin du dog allemand accompagné d’une flatterie sur son flanc qui eu pour effet d’activer la production de salive chez le molosse, salive qui coula sur les pieds nus du jeune homme sans qu’il ne s’en formalise. Il se dirigera alors lentement vers la luxueuse penderie en chêne qui lui faisait face. A l’intérieur, quelques rares vêtement raffinés noyés dans une avalanche de salopettes et de pantalon à usage diverses, que ce soit pour la course, l’équitation, ou juste le travail à la ferme. Pas d’hésitation pour le jeune homme, il se saisit d’un sous vêtement ainsi que d’une salopette usée et tâchée de toute part avant de finalement et enleva prestement sa tenue de nuit pour plonger dedans sans un regard pour ses amis les animaux et sans aucune fausse pudeur. Sur une des commodes ornant sa chambres une cage avec plusieurs souris trônait, la cage était ouverte mais les souris préféraient souvent le confort de cet habitat préparé avec amour par le brave petit. Après deux petits coups d’ongles sur la partie métallique de la cage produisant un léger cliquetis. Les souris commenceront à émerger et le jeune homme tendis la main à l’intérieur de la cage. Il fut accueilli par plusieurs reniflements et coups de museau puis blanchette, sa sourie blanche, se décidera finalement à escalader son bras, fera quelques petits tours autour du coup du jeune homme le chatouillant en passant ce qui arrachera un léger sourire mais sincère au jeune homme. Elle décidera alors de plonger dans une poche de la salopette, sa place habituelle rembourrée par un lit de paille. Le petit brun retirera sa main de la cage afin de pouvoir chercher dans un bac prévu à cet effet une pincée de granulée qu’il déposera dans une coupelle dans la cage avant de se diriger vers une pièce adjacente d’où l’on pouvait entendre de légers grattements contre la porte. En l’ouvrant il fut assailli par huits chiens aboyant à tue-tête fêtant la venue de leur maître. Si la maisonnée n’était pas encore réveillée par le chant du coq se joyeux festival d’aboiement suffisait généralement à les réveiller. Il prit le temps de caresser les chiens un par un, n’en négligeant aucun même s’il ne pouvait cacher sa préférence pour Eda, sa vieille cavalier KingCharles qui se trainait plus qu’elle ne marchait. Quand on passait le plus claire de sa vie avec les animaux on était souvent confronté aux ravages du temps. Si son état s’aggravait il devrait peut-être avoir à s’occuper d’elle… il détestait avoir à faire ça. Mais la domestication des animaux les avait menés à vivre bien plus longtemps qu’ils ne devraient en temps normal, non sans pour autant leur épargner les inconvénients liés à la vieillesse. Mais un chien qui ne pouvait plus se déplacer n’avait plus de raison de vivre. Il avait pu l’observer chez un magnifique limier qui s’était fait renverser par une cariole, on avait dû lui amputer les deux pattes arrière. Au début il essayait de courir avec ses les autres chiens et se trainait pour suivre son maître, puis il avait fini par se plonger dans une profonde morosité, ne daignant même pas se nourrir et se laissant mourir à petit feu. Son maître avait fini par abréger ses souffrances, d’un coup de couteau net et propre sur sa gorge. Cette nouvelle avait brisé le cœur du jeune homme mais avec le temps il avait fini par comprendre la nécessité d’un tel acte, pour l’instant la fidèle Eda semblait tenir le coup et s’accommoder de sa condition malgré ses chutes régulières mais pour combien de temps ?
Il flattera une dernière fois l’encolure de la bête chassant ses tristes pensées avant de se diriger vers la porte d’entrée qu’elle ouvrit en grand, lâchant les bêtes dehors afin qu’ils puissent accomplir leurs besoins naturels et gambader dans le large domaine. Ses yeux les suivront quelques minutes d’un regard presque paternaliste avant de se diriger lentement vers la cabane des poules qu’il ouvrir, laissant toute la procession sortir à la queue leuleu, il avait un peu tardé aujourd’hui et les poules et coq le lui faisaient comprendre en se bousculant en dehors du poulailler. Mais il ne pouvait pas laisser celui-ci ouvert en permanence ou des belettes et des renards pourraient en profiter pour y chercher leurs repas. Il se dirigera alors vers le sac de graine et remplit l’abreuvoir où les poules se nourrissaient avant de se diriger vers le puis non loin de l’entrée de la maison d’où il tirera de l’eau afin de remplir la large bassine destinée aux poules ainsi que les gamelles pour ses chiens, chats et animaux de compagnie à quatre pattes, les coupelles dans les volières pour les nombreux volatiles domestique qu’il possédait et enfin les abreuvoirs pour ses chevaux et même son zèbre, un cadeau exceptionnel de son père pour ses 10 ans. Il n’aurait jamais cru pouvoir en voir en dehors d’un zoo et pourtant il en possédait un et avait même eu la chance de le monter, l’animal était inconfortable et plutôt rétif ainsi ne pouvait-il le monter que très rarement et seulement en présence du palefrenier du village l’accompagnait dans ses petites escapades.
Tout ce dur labeur lui prit bien deux heures pendant lesquelles il prit soin de saluer chacun des animaux dont il avait la charge. En vérité il n’était pas le seul à s’en occuper, la tâche était trop lourde pour un jeune homme seul et ses parents avaient fini par mandater un jardinier qui avait également quelques notions en temps que vétérinaire. Il appréciait grandement le vieux Tom tout comme ses animaux et il le lui rendait bien. Le vieux Tom était toujours là pour lui apprendre de nouvelles choses ou lui recompter des histoires ou encore pour l’assister dans ses projets de constructions de petites infrastructures pour ses animaux. Une véritable relation de confiance et de respect mutuel s’était forgée entre l’enfant et l’ancien de sorte que Tom fut très vite comme un grand père pour le jeune homme qui ne pouvait que rarement voir ses parents.
Une fois cette tâche remplit il se dirigera vers la cuisine où l’attendait le petit déjeuné encore chaud préparé par sa gouvernante, composé de pain grillée, de bacon et d’œuf, un repas riche pour lui permettre de tenir toute l’après-midi. Elle n’appréciait pas tout ce rituel que le jeune dont elle avait la charge pratiquait chaque matin, rituel qu’elle considérait comme indigne du jeune homme mais avait bien dut finir par s’y plier à cause des mauvais coups que le jeune homme lui faisait quand elle ne respectait pas ses habitudes et sous la pression de ses parents, trop laxistes. Son déjeuner terminé il commencera la deuxième partie de son rituel qui consistait cette fois ci à remplir les gamelles, râteliers et mangeoires de chacun de ses animaux. Une tâche longue certes mais loin d’être fastidieuse pour lui et ce ne fut que lorsqu’il finit enfin sa tâche qu’il décidera de se reposer, épuisé, accompagné de son fidèle chat rontomplon qui avait finalement consentit à se lever pour mieux s’allonger aux côtés de son camarade humain.
Arthur Swarn

Arthur Swarn



Feuille de personnage
Affinité Magique:
La propriété des Swarn Left_bar_bleue20/200La propriété des Swarn Empty_bar_bleue  (20/200)
Volonté:
La propriété des Swarn Left_bar_bleue9/150La propriété des Swarn Empty_bar_bleue  (9/150)
Statut: Deuxième année

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum