Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

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Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Lun 3 Sep - 2:53

Vendémiaire vit un début d'oeuvre s'éclore,
Au nom de la liberté, et au nom du rêve,
La tyrannie d'Hélios arriver à un terme, se clore,
Au nom de l'automne et de la nuit qui se lève.


La moitié d'une année s'était écoulée, depuis que Griffith savait qu'il allait s'installer, au moins un petit moment, dans la nation des pluies. Durant tout ce temps, il avait cherché sans relâche, un endroit, et une demeure à sa convenance. Pour finalement trouver cette vieille bâtisse, toute de bois et de pierres, perdue dans les profondeurs des landes d'Angleterre. Elle lui a été vendue, avec un terrain de plusieurs hectares pour trois fois guère, par un homme, qui à la fin de la guerre, savait qu'elle ne lui serait plus d'aucune utilité. Un homme qui jamais n'en reverrait la couleur, car le premier agir du garçon des fjords, fut de la faire invisible aux yeux du monde.

Presque vide à son achat, Griffith ne s'enquit au départ, aucunement de la remplir, mais de la protéger de tous les maux possibles. Ainsi, chaque mur, chaque parcelle, le sol, le plafond et le toit, tout fut d'abord réparé, car pas loin de la décrépitude tant les temps étaient agressifs ici... puis, l'aspirant de la maîtrise des alphabets antiques, passa au peigne fin toutes les aires de sa demeure, y apposant protections, toute d'encre et de runes dissimulées. En quelques coups de pinceaux, le bois, la pierre et les quelques carrés de métaux, venaient d'être mis à l'abris de l'usure pour les décennies à venir.

Les jours et semaines suivants, le scandinave, allait, et revenait sans cesse, d'ici à Londres, de Londres à ici, les bras pleins de choses, de sacs, de caisses, et de cartons. Chaque voyage apportait son lot de matière, et de jour en jour, se construisait sa demeure de toujours. Cela prenait du temps, et s'allongeait sur la durée, car de ce présent là, il n'était plus comme avant gratifié. Il en avait moins, beaucoup moins, et c'était sur ses moments de libre qu'il menait ces bagages, se démenant comme un forcené pour terminer cette entreprise avant l'arrivée définitive de l'hiver.

Il en avait vite finit avec le nécessaire superficiel de l'extérieur, s'installant différents pierres et rochers sur un terrain plat, et formant avec, une sorte de parcours, tout près du lieu d'habitat. Cela, était pour pouvoir toujours, continuer un minimum d'entretenir ses pouvoirs, chose qu'il ne pouvait pas faire aussi aisément au Ministère... La chose d'assurée, il s'était donné quelques heures par semaines pour rafistoler de ses mains, car la magie n'y pouvait rien, les quelques entreposages de bois, la terrasse, les fenêtres, et l'entrée, qui manquait d'un sol dur, et il était lassant d'user de magie pour nettoyer chaque pas. Enfin, il plantera un abricotier, fruit dont il est tombé amoureux cet été. D'ici trois années, il commencerait à lui donner des fruits.



Entourée d'un somptueux paysage, cette maison offrirait à Griffith, pour chacun de ses réveils dans ces quatre murs, une immense bouffée de bien-être et de bonheur. Chacune des fenêtres, donnant vue, sur le majestueux incomparable des grandes landes. Fleuries et colorées, du printemps à l'été, napées de grisâtre et de neige, de l'automne à l'hiver, elles étaient belles à l’œil de tous temps, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il pleuve, car la beauté résidait aussi dans la mélancolique grisaille. C'était là, leur première, et plus brute utilité. Mais mère nature avait doté de ce lieu, de plus d'attributs encore. A moins de cent yards, coulait un torrent qui deviendrait rivière puis fleuve, pour alimenter enfin une mer, un lac ou un océan. Quiconque n'avait qu'à descendre et suivre le courant sur quelques minutes pour trouver cours d'eau assez profond pour se baigner. Fraîche, buvable, elle était aussi une source inépuisable pour l'ancien Gryffondor. Ce ruisseau, en outre, était d'un clair de cristal, loin de toute saleté et descendant avec toute sa pureté, des grands monts visible à l'horizon.

Les cimes de ces derniers, étaient en ces temps, vêtues d'un manteau d'albâtre immaculé. Certes éparses, car en ce pays, les rochers ne grimpaient pas haut dans les cieux, et l'hiver, bien que proche, était encore à mille lieux... Il restait, qu'avec, ou sans la neige, ces chaînes de hautes pierres, donnaient un vertigineux époustouflant, une beauté supplémentaire, incomparable, au panorama déjà magnifique de cet endroit. Au delà de la caresse pour la cornée, cela offrirait aussi, un nombre incalculable de possibilités d'exercices physiques pour le jeune homme. Dans les hauteurs, lorsque l'oxygène se fait plus rare, l'endurance est bien plus encore mise à rude épreuve, et cela en connaissance, Griffith savait déjà qu'il écumerait bientôt ces montagnes.

Éole soufflait et chantait sa présence, dans les pentes, les vallées, les plantes et les arbres. Sur les peaux des vivants, comme sur les peaux des morts, et tout comme sur les peaux de ce qui ne serait jamais l'un ou l'autre. Une brise dure, tranchante et glaciale d'automne à hiver, et d'un chaleureux et d'une douceur rare du printemps à l'été. Cela s'ajoutait aussi, au bien être général que ce lieu procurait. C'était... comme si la nature entière, fléchissait et ployer l'échine pour plaire aux Hommes. Ici, elle plaisait au moins à un homme. La vérité, était évidemment que ce décor avait été ainsi depuis des siècles, des millénaires voire plus encore. Cet endroit restait ce qu'il était, parce que l'Homme ne l'avait justement pas changé. Un paradoxe amer, lorsque l'on s'en rend compte...


De l'autre côté de la maison, au loin mais toujours dans le terrain acheté, se trouvait une grande et épaisse forêt. Profonde et sombre, à un point tel que la lumière du soleil peinait à en franchir la frondaison. Ici, était un lieu gardé d'Hélios et de ses rayons tyranniques. L'obscurité était reine, et durant les temps froids, plus qu'autre période de l'année, régnait ici une ambiance particulièrement lugubre... La brume brisait la vue, et les hululements des volatiles nocturnes, brisaient l'ouïe, l'air quant à lui, trop froid, rendait pratiquement impossible l'utilisation de l'odorat, et seul subsistait le parfum lourd du bois, majoritairement des conifères. Malgré tout, il était évidemment improbable pour un sorcier de s'y perdre, l'éventail de sorts qu'il a, lui permettra toujours de retrouver son chemin, si par mégarde il quittait les sentiers battus.

Cette forêt, évidemment, abritait bien des créatures, mais de toutes les pérégrinations, - toutefois peu nombreuses - que le scandinave y avait fait, jamais il n'était tombé sur animal magique. Ce qui n'était pas tout à fait étonnant, voire même plutôt très logique quand on savait que les bois interdits de Poudlard, étaient l'un des derniers réceptacles, ou plutôt abri, de tous vivants magiques du Royaume-Uni. Loin des moldus, c'était la meilleure façon de les protéger, même si d'aucun pouvait se demander l'intérêt de préserver les acromentules... Peut-être devraient les sorciers, songer davantage à leurs pairs, et plus précisément à leurs enfants, car ce sont eux, qui meurent chaque année dans les pattes d'une créature que la Forêt abrite...

Enfin, toutes ces questions étaient bien loin de l'esprit de Griffith, qui une fois avoir fait l'état des lieux de tout ce qui l'entourait, lui et de sa demeure, avait décidé de concentrer toute son énergie et le peu de temps qu'il avait, dans l'agencement de cette bâtisse. La luxuriance abondante l'avait contenté, et le moment de réellement se mettre au travail, était venu.



En quelques jours seulement, il eut finit de faire de cette maison, un véritable lieu de travail. A l'exception de la pièce qui servait de cuisine, et qui en était une, tout simplement, toutes les pièces trouvables au rez-de-chaussée, étaient remplies de meubles servant à tenir des livres... Il y avait tout simplement des bibliothèques partout, la demeure, en fait, devenait une bibliothèque à elle seule, et c'était plutôt la chambre à coucher qui était l'intrus dans tout cela. En dehors de ce fait marquant, tous les murs étaient nappés d'un papier peint d'Odilia, d'une couleur bleu marine tendant sur le violet mauve, très sombre. Une touche, donnant des airs de noblesse à la demeure.

Le sol, pour ne pas avoir à trop souffrir du froid mordant de l'hiver, était recouvert un peu partout, d'épais tapis, doux et moelleux, d'un noir carbone, sans doute fait de la fourrure d'une grande bête. Le salon, avait en son sein toutes ces choses, mais avec en plus, un canapé en cuir de couleur noir, mais nappé d'une étoffe plus colorée, de nuances allant du bordeaux au rouge, et faisant directement face à une grande cheminée. A côté de cette dernière, se trouvait une sorte de corbeille métallique où étaient entreposés de grands morceaux de bois, lorsque nécessité venait, Griffith se contentait de dupliquer le bois, et de brûler le clone, répété quelques fois dans une soirée, cela procurait la chaleur nécessaire au bien être.

Sur le mur, au dessus de la cheminée, un bandeau cassait avec le renouveau et la boucle infinie de la tapisserie, entre deux étagères accrochées à ce même mur, il était écrit : "Si hortum in bibliotheca habes, nihil deerit." D'un auteur moldu, cette phrase décrivait à merveille ce que Griffith allait vivre en cet endroit.

De partout, dans les chambres et les quelques courts couloirs, se tenaient pendus ou placés, des pots de différents métaux, de couleur bronze ou dorée, entretenant des calathea crocata et leur douce odeur. C'était une plante qui nécessitait peu d'entretien, Griffith avait assez de connaissance dans la matière pour le savoir et cela sera l'argument concluant le choix. Ce sont les fleurs qui égayent l'olfactif de l'hôte, et peut-être feront-ils de même pour les nez de ses futurs invités, si tant est possible qu'il en ai jamais...

En outre, tout était minutieusement agencé, et au delà de ce qui était agréable et utile, il y avait là, matière à intellect : en dehors des livres, le norvégien s'était aussi fait une collection de cartes géographiques, de grande ampleur, et peu précises pour certaines, mais tout l'inverse et fourmillant de détails pour d'autres, elles remplaçaient ce que l'on trouve chez le sorcier commun, et donc prenaient la place des tableaux.

Tableaux... L'art, quelque chose dont Griffith n'était pas particulièrement friand, cela n'enlevait pas qu'il essayait de s'intéresser, parfois, et aimait dessiner d'autres fois. Il se serait bien pourvu d'art moldu, et de ces tableaux "morts", représentants de magnifiques paysages, et qui était un des rares art, que Griffith pouvait apprécier... C'était sans compter le fait que chacune de ses fenêtres offraient déjà cela, et pour cette raison, il aura décidé de ne pas s'en encombrer. Aussi, il ne voulait aucun tableau vivant, craignant qu'ils puissent un jour être la raison de sa perte, ils n'étaient pas de confiance...

Il y avait aussi un atlas en globe, grand, et permettant de comprendre comment était façonné le monde, représentant formel de la Terre connue de cette époque. Quelque chose qu'il n'avait pas tout à fait appris à Poudlard, mais dont il savait déjà quelque chose de ses jeunes années au manoir Maelström. Il se trouvait, ce globe, dans une pièce relativement petite, qu'il avait nommé très sobrement la "chambre de travail", ici se trouvaient les choses les plus importantes : concentrée pratiquement en ce seul volume, était l'intégralité de la lecture sorcière qu'il avait. Le reste, dans la maison, était majoritairement de la lecture moldue, ou des contes. Car ce n'était pas quelque chose sur lequel il avait tant besoin de travailler, toutefois, il n'était pas rare qu'un livre philosophique de grand auteur non-mage, se perde sur le bureau de cette chambre là.

Il y figurait bien sûr, bien d'autres choses. Des parchemins, remplis ou vides, d'un nombre tout bonnement exubérant. Des plumes aussi, et des encriers, remplis d'encres de tout genre, parfois de différentes couleurs, parfois invisible. Le bureau, très grand, sur lequel trônait justement toutes ces choses, faisait par sa chaise, face à une grande fenêtre à encorbellement. Cette dernière, donnait directement une vue périlleuse sur la longue chaîne de montagne, offrant un cadre particulier et agréable, même pour les moments de travail les plus fastidieux.

Aussi, c'était le lieu où étaient exposées ses objets magiques... Sur le mur de droite, tout près du bureau, une planche était collée, dessus se trouvaient différents emplacements, et dispositifs pour y entreposer des armes ? Il y avait des lames, des dagues assez courtes, mais aussi une épée. Plutôt banales en soit, mais leur but n'était pas d'être exceptionnel, pas encore, mais de servir aux travaux et expérimentations du scandinave. Il apprenait à y apposer des runes, et différents enchantements quand il avait le temps. Aussi, dans une fente de cette planche, un petit endroit secret, façonné par le garçon lui même, et donc emplacement connu que de lui, se trouvait un artefact spécial, très spécial. C'était une grande baguette métallique, d'un argent d'une rare pureté, façonnée aussi bien, sinon bien plus, que la plus belle réussite d'orfèvre du meilleur forgeron gobelin... Ce catalyseur, après sa manche, était formé de trois branches, s'enroulant en hélice pour finir sur une pointe parfaite. Tout le long de cette arme, était gravées et peintes, des runes dont le sens échappait au gardien même de l'artefact.

De part et d'autre du bureau, il y avait aussi des verres, des lunettes, enchantées elle aussi, et qui serviraient peut-être un jour au jeune homme, en attendant elles ne servaient que de décor. De l'autre côté, celle de la senestre, se trouvait une petite étagère, la plus petite qui soit de toute la demeure, elle était fortement maintenue contre le mur par différents moyens. Elle contenait dix-huit livres, des livres de théories magiques plutôt avancées, mais comme pour la face de droite, un secret s'y cachait. Lorsque l'on comptait jusqu'à sept, à partir du neuvième livre, on arrivait sur le seizième, en le tirant, on donnait vue sur un autre ouvrage, caché derrière celui là, et apparemment enfoncé dans le mur. C'était le livre - volé -, à la Bibliothèque du sanctuaire. Griffith, encore aujourd'hui, n'avait pas les capacités de le lire sans devenir fou, mais cela viendrait un jour, et il lui tardait d'en découvrir les secrets...

La chambre dite de travail, était scellée d'une manière plutôt originale. A ce moment là, Griffith ne connaissait pas beaucoup d'enchantements puissants, et même les runes finiraient par être impuissantes... La poignée de la porte, taillée en pointe pour être capable de trancher, était pourvue du cridurut, ainsi que de l'enchantement de hargne. La porte, elle, enchantée aussi, conseillait à quiconque qui n'était pas Griffith, de ne pas entrer. Le moyen de passer, était d'utiliser la magie, mais personne ne pouvait s'en douter, et l'idiot qui pousserait sur la poignée sans écouter la porte, se verrait coupé au premier contact avec le métal...

Il y avait aussi un grenier, dont l'accès était aussi caché, savait-on jamais, l'ancien Gryffondor pouvait un jour avoir des invités. Pour l'heure, rien de particulier, - en apparence -, y était entreposé. Des souvenirs de Poudlard, quelques écrits bien rangés dans quelques coffres, des informations importantes, tout comme des choses triviales, qu'il n'écrivait que pour laisser une certaine trace, jour viendrait où cela prendrait importance, peut-être... ou peut-être les brûlerait-il avant la venue de ce triste jour...

Dans ce grenier, se trouvait aussi, plus à part, et sous une fenêtre de toit, trois cages, et trois hiboux, trois grands ducs, qui serviraient tous les desseins postaux nécessaire au norvégien. Il les laissait parfois voler librement autour de la maison, et fidèles, ils revenaient toujours à leur maître. Il les gardait seulement enfermés ici, la plupart du temps, pour éviter d'appâter les quelques prédateurs que la forêt environnante pouvait abriter. Notamment les loups, ses grands amis.

Cette demeure, gardait encore un autre secret... Quelque part, bien dissimulée, se trouvait une trappe. On n'y pensait pas comme cela, mais c'était une évidence pour Griffith, qui avait choisit cette maison, majoritairement pour cette raison. Une trappe, qui menait dans une grande cave. Au fil des jours, au fil des semaines, Griffith avait finit de la nettoyer, de l'arranger, et la préparer entièrement. Les briques sombres de ce lieu, luisaient à la lumière des flammes faisant bouillir les chaudrons. Mais aussi par d'autres procédés, il y avait des bougies, mais aussi quelques objets lumineux, enchantés par la magie particulière du jouvenceau, donnant une couleur verte, parfois violette, selon l'humeur du garçon, mais étant dans les deux cas, particulièrement lugubre.

Pourtant, il ne faisait rien de particulièrement occulte, pas encore tout du moins. Tout comme dans la chambre de travail, il avait un bureau ici, et même une étagère comptant maints livres, tous sur l'alchimie, évidemment. Il travaillait toute la théorie sur les potions, et concocter ses préparations ici. Une deuxième étagère tenait les ingrédients bien au sec, et bien séparés les uns des autres. Une autre, tenait les différentes réussites qu'il avait faites, ou plutôt tiendrait, car il n'avait pas tout à fait le temps pour tout cela.

Il y avait évidement une multitude de chaudrons, en étains, en cuivre, en laiton, en pierre et en argent, permettant la réussite optimale selon la potion voulue. De quoi les entreposer, et tenir une flamme constante en dessous. Aussi, il avait préparé un canal d'écoulement pour les pertes, qu'il récolterait dans un récipient en acier cette fois, et sur lequel il ferait d'autres expériences, notamment celles de la combustion, recyclant ainsi même les déchets, sans les faire se perdre, et polluer son petit havre de paix.

Au delà de la chambre d'Alchimie, une porte donnait sur une pièce éminemment plus sombre, tant dans les faits que dans la symbolique. Ici, dans des cages, différentes, variées, de verres ou de barreaux, se trouvaient, ou plutôt allaient se trouver, enfermés, différents animaux... Le scandinave en avait prévu l'utilité, mais n'en avait point dans l'immédiat imminent, cet endroit est pour le moment silencieux, vide, mais il existe, et sera sans doute pourvu de plus d'us, dans les années à venir. C'est simplement qu'il avait eu le temps d'y penser et de préparer la pièce, il l'aurait désormais quand nécessité viendrait.

Ainsi, Griffith posait la dernière pierre de cet édifice, les yeux cernés, et se laissait choir dans le sol boueux. La pluie avait ici fait son oeuvre, battant comme un pleur, un larmoiement de joie, du réconfort total arrivant enfin après tant d'efforts continus...

Il faisait bientôt jour.



Au mois des brumes et des brouillards,
A l'heure d'une nuit noire et de l'orage,
A l'orée de l'aube, et la fin des cauchemars,
Le garçon venait d'achever son ouvrage.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Mar 4 Sep - 1:40

Mercredi 7 décembre 1949...
Aux alentours de 23 heures...

Aujourd'hui, Griffith fêtait sa dix-neuvième année dans ce monde, seul. Rien d'émouvant à cela, ce n'était pas comme s'il accordait une quelconque valeur à ces choses. Mais aujourd'hui était un jour assez spécial à un autre égard, il avait quelques heures pour lui, et il décida cette fois de les consacrer dans la plaine enneigée, et non dans sa chambre de travail. Il était assit sur la nappe toute de nix, une étrange baguette argentée entre les mains. Les yeux ouverts, perçants, il cherchait la moindre vacillation dans l'atmosphère, infusant lentement le catalyseur de sa magie.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Mer 5 Sep - 23:46

Du flot spirituel irrigant ses sinueux embranchements d'argent poli, l'étrange artéfact faisait jaillir en nuées grisâtres et verglaçantes les émanations qu'avait fuit le Dragon des Fjords lors de son expérience extrasensorielle. Il sentait s'écouler sa force comme dans le catalyseur qui l'avait choisi à l'origine, quasi naturellement. Le temps l'avait sans doute fait apprivoiser le sceptre, il le sentait au fond de son être. C'était cette connexion particulière, sa sensibilité le projetant au delà de l'expérience commune, une sorte se sens surdéveloppé ; il le faisait presque fantasmer sur ses limites dont les rivages restaient encore occultés par une ambition sans bornes. Du sol, un autre de ces monstres à cliquetis insectoïdes jaillit, lymphatique, servile.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Mer 5 Sep - 23:51

Ainsi, il laissait la chose se faire, se délectant sans s'émouvoir ou se laisser surprendre, du phénomène pour le moins étrange que cet artefact produisait. Cette fois pas d'once farouche dans son être ou dans son regard, c'est avec indolence qu'il observe la créature, sans même mettre son corps, ses muscles, ses os en branle... Seuls ses yeux se mouvaient dans le temps qui déjà était figé par la glace.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Yeison Del Bosque le Ven 14 Sep - 1:07

Se cumule une odeur d'abats et de poussière de charbon dans l'air. Le ciel est noir, piqueté ci et là de lueurs blanches. Un dôme nappé d'étoiles, qui n'est pas le seul à émettre un peu de lumière dans l'obscurité, puisque l'insecte y va aussi de sa contribution.
Statique, concentré, l'ex-Gryffondor constate que l'étrange petit bête, si elle n'en est pas une, est au moins une cousine de la luciole. Quels autres insectes pouvaient bien s'illuminer ainsi? La bioluminescence. Toutefois la baguette composée d'argent et de métal avait fait honneur à ses couleurs primaires. Pas de vert ou de jaune sur le dos du petit insectoïde, mais des étincelles de mercure. Des clignotements, et le plus étincelant eu lieu quand la bête s'arrêta. Le temps d'un cliché seulement, avant de reprendre sa marche à l'aveugle, en apparence du moins, avec la même lenteur qui la caractérisait jusqu'alors.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Ven 14 Sep - 1:35

Mesmérisé par ce que semblait être, au bout du compte, une conjuration de sa magie, étrangement synthétisée en une forme particulière par ce catalyseur aux pouvoirs encore nébuleux... il observait, inactif ou presque... Il cherchait à comprendre, où est-ce que la créature allait ? Et... il inclina l'arme d'argent, sans arrêter d'y infuser sa mana, et brassa lentement le peu d'air qu'une forme de cylindre pointu aussi fin, pouvait brasser, comme pour essayer de faire fléchir les desseins de - l'insecte -. Comme un chef d'orchestre, la contrôler.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Yeison Del Bosque le Ven 14 Sep - 2:06

La créature n'avait pas d'itinéraire et encore moins de destination précise, en témoignait ce second retour sur ses pas. Ce qui venait, malheureusement, confirmer à Griffith qu'au centre de la cambrousse qu'il avait choisit pour lieu de résidence, il n'existait probablement aucun trésor pour le petit insecte luminescent. Aucun trésor ici, si ce n'était ce catalyseur entre ses mains.
Si le jeune homme le maîtrisait, en avait fait sa possession, il ne l'avait pas pour autant dompté de toute sa rébellion enfouie. La précieuse baguette semblait lui résister par moments, libérant sa magie avant que son propriétaire n'ait relâché sa concentration.

Sous le courant d'air qu'il avait provoqué, les petites ailes de l’insectoïde s’agitaient, le faisant ainsi léviter de deux pouces au dessus du sol. Une nuance de menthe au centre du mercure, l'esquisse d'un symbole familier. Brusque et momentané, il disparu aussitôt que l'animal reposait ses membres sur la terre plate. L'insecte repris sa route, comme si de rien n'était.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Ven 14 Sep - 21:34

- Hm.

Pas évident de saisir le fonctionnement de cette chose. Ses sourcils se froncèrent, comme si quoi que ce soit changerait de cette façon, et au bout du compte, il ne lui restait qu'une hypothèse concrète. Cette créature réagissait à ses mouvements, peut-être pouvait-il la contrôler plus précisément ? Sa lumière semblait s'être éveillée de quelque chose lorsqu'il avait bougé le catalyseur... Il réessaya, pointant le bois d'argent sur l'insecte, il y infusa toujours avec sa magie, la volonté de la faire marcher à lui.

Il savait qu'il pouvait utiliser des sorts "normaux" avec cette baguette, mais qu'elle n'aimait pas vraiment cela. Il évitera pour le moment, et n'essayera donc que d'exploiter les particularités dont elle jouissait, et qui lui étaient peut-être déjà accessibles à ce moment là ?
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 1:49

La petite bête est entraînée, bien malgré elle, vers la jeune recrue du Ministère. Par des petits bonds, l'insecte luminescent tente de lutter contre la force exercée sur le vent par la baguette héritée du sorcier mystique, sans succès. Bientôt, elle arrive à la portée de Griffith.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 1:53

Il ne s'était alors pas trompé...

- Mais dis moi, immonde petite chose, à quoi bon es-tu censé me servir ?

Il continue de l'observer avec un intérêt évident, l'insistance soutenu par les yeux, et tend finalement sa dextre, la posant paume vers le ciel sur le sol gelé par la magie de la baguette argentée. Ainsi, il continuait à faire venir la chose, pour qu'elle prenne contact, voire se pose sur sa main.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 2:06

L'imprudence caractéristique de sa maison, Griffith n'en avait visiblement pas oublié l'habit rouge et l'or, ni même d'où il venait. L'insecte était mené à lui de force, Griffith n'avait trouvé d'autre alternative.

L'étrange bête posa ses quatre pattes sur sa main, rien d'anormal jusque là. Le mercure étincelait alors de plus belle. Un autre détail moins réjouissant ne put échapper aux yeux du jeune homme, l'insecte était pourvu d'un dard...
Qu'il planta immédiatement d'une révolte chirurgicale sur l'un des deux plis de flexion palmaire.
L'ex-Gryffondor sentit aussitôt, à ce niveau, une brûlure ardente.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 2:13

- Hrghrh... Grogna férocement le scandinave, étouffant un cri de douleur.

La grimace déforma ses traits, et un petit sentiment innocent embruma son coeur, il lui faisait confiance, il pensait que c'était - sa - chose... Déçu, mais gardant son sang froid, il utilisa sa capacité à contrôler la chose pour la faire bouger de sa main. Examinant de plus près la parcelle de chair souffrante. En même temps, quelques idées lui vinrent, et il essayerait après s'être assuré qu'il n'y avait rien de grave à l'endroit piqué.

Évidemment, il garda sa magie canalisée au possible, pour ne pas que tout cela disparaisse.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 2:27

C'est sans rébellion cette fois-ci, que l'insecte se laissa écarter volontiers de son nouveau maître. La douleur, elle, s’affaissait, et une étrange mais agréable sensation se répandit jusqu'au bout des doigts du jeune homme, une sorte de picotement. Endoloris quelques secondes après, les doigts de cette main piquée ne répondaient plus.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 2:46

Ses sourcils se froncèrent. Mais il ne put se résoudre à penser que cette paralysée était définitive. Aucune peur ne s'amorça même dans l'esprit du jeune homme, et il comprit alors l'utilité que cette chose pouvait avoir... Il l'observa à nouveau, laissant son bras droit ballant. Ses paupières se plissèrent, et il se demanda jusqu'où il pouvait faire se déplacer la chose... Les possibilités étaient grandes, il pourrait dans certaines situations, utiliser cette chose pour atteindre, peut-être, un ennemi de très loin, et lui handicaper les mains, ou s'il la connaissait : la main directrice, pour l'handicaper dans ses mouvements... Ou peut-être que si l'insecte piquait ailleurs, dans le cou, ou près de la tête au possible, il pouvait paralyser la personne ?

Beaucoup de théories venaient, il fallait en essayer une autre. Alors, Griffith chargea la petite chose de se déplacer jusqu'à des planches de bois dressés devant la maison. C'était à une vingtaine de mètres de lui, et éclairé par une lanterne accrochée. Il voulait savoir, si cette chose était capable de creuser comme il l'avait déjà vu faire... Voire peut-être même de créer des ouvertures comme la fois à Poudlard ?... Mentalement, et toujours baguette infusée, il ordonna à la créature de traverser les planches de bois, une fois montée au milieu de la première. Il y en avait trois, de deux centimètres d'épaisseurs chacune, pour environ trois décimètre de largeur, et un mètre et quelques dizaines de longueur.

Il saurait peut-être ainsi ses limites pour les distances, et les limites de la créature. L'autre étape à vérifier, était de savoir s'il pouvait voir à travers la créature... C'était assez invraisemblable pensé ainsi, mais vu son idée, de la faire s'infiltrer à certains endroits etc, il valait mieux s'en assurer au plus vite, alors il essaya de ressentir ou non, un quelconque lien, une quelconque connexion entre l'insecte et lui...
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 3:55

Guider l'insecte aussi loin n'était pas chose aisée. Noctiluque, la petite bête restait visible au milieu de la nuit, même de loin, mais la lueur mercuriale qui en émanait avait tendance à stagner. Imprécise, Griffith dû redoubler d'efforts, tirer la langue même, pour guider l'insecte jusqu'aux planches qu'il avait choisit. L’insectoïde aura même valdinguer autour quelques secondes, avant d'enfin se poser sur le bois. Là, il ne fit rien. Griffith en avait perdu le contrôle, mais son esclave miniature resta sur la position qui lui avait été désignée.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 4:03

- Hmm... Ne put s'empêcher sa bouche de faire.

Alors qu'il décida de se lever lorsqu'il eut le sentiment que le lien venait d'être rompu... Une bonne minute ou peut-être plus avait dû s'écoule depuis qu'il avait été piqué, dans sa marche pour se rapprocher de l'insecte, il chercha à voir si sa main droite avait regagné sa motricité.

Maintenant il essaya en s'approchant de voir si sa première volonté était toujours possible ou non, peut-être que c'est la distance qui l'empêchait de creuser à travers la matière ? Et si cela ne fonctionnait pas, il entrerait dans sa demeure toujours accompagné par l'étrange "insecte". A l'intérieur, il se dirigerait vers sa trappe secrète pour descendre dans sa cave secrète, pour finalement ouvrir la porte de la deuxième pièce de cet endroit : celle où se trouve les cages d'animaux. Il s'était en quelques mois procurés quelques animaux sans importances, des rats seulement pour le moment, il n'avait pas ni le temps, ni la foi de s'occuper de plus de choses, et de choses plus compliquées, même si elles étaient potentiellement des créatures mortes, il fallait bien les faire tenir en vie jusqu'à ce qu'il trouve une expérience pertinente à faire... Ce moment était d'ailleurs venu pour un de ces rats blancs.

Griffith ne prit pas la peine de le sortir de sa cage de verre, il enleva le couvercle et fit tranquillement monter l'insecte à l'intérieur, et le fit entrer en contact avec le rongeur. Allait-il être seulement paralysé, ou la mort pouvait suivre ?...
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 5:15

Sa main droite était toujours endolorie. Et si Griffith ne pouvait pas en faire usage cette nuit, avant de s'endormir?

A l'intérieur, loin de l’obscurité et du vent, en territoire renfermé, l'emprise et le contrôle de l'insecte était devenu moins laborieux. Griffith pu le faire entrer dans l'une de ses cages où Dieu seul sait à quels autres expérimentations il s'adonnait. Le pauvre rat fut frappé de frénésie, d'une peur bleue quand il sentit l'insecte à la carapace en mercure s'approcher de lui.
Des paillettes de foin furent projetés contre la grille, le rongeur venait d'entamer une course, qui fut malheureusement de courte durée. Car, le serviteur lilliputien venait, une nouvelle fois, de condamner une proie de son dard. Le rongeur s'effondra en catalepsie dans sa cage. L'insecte repris son envol, à quelques centimètres de son crime. Griffith constaterait, que le ptérygote ne volait jamais bien haut. Derrière ce grand huit qu'il dessinait à l'intérieur de la cage, tout juste au dessus du rat probablement mort, s'exprimait l'une de ses limites.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 5:46

Dans le pire des cas, ce n'était que sa main droite... Honnêtement, il avait déjà fait le deuil de son bras droit entier lorsqu'un loup le lui arracha alors qu'il n'avait que 13 ans, il n'était pas réellement inquiet, il devrait peut-être l'être ?...

- Navré petite bête, mais le savoir ne connaît pas l'empathie...

Souffla-t-il alors qu'il refermait la cage, une fois l'insecte sortit. Il vérifierait le lendemain si le rat était vivant ou non... Alors finalement il sortit de cette pièce bien trop étroite, et se posa dans la plus grande salle d'alchimie. Il s'assied en tailleur, la petite bête devant lui, et lui intima, les yeux fermés, de monter les marches menant à l'étage supérieur. Pour voir s'il avait besoin que la chose soit dans son champ visuel pour se déplacer.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Maître du Jeu le Dim 16 Sep - 19:54

Durant la nuit, l'insecte avait trépassé à son tour. Griffith dû en concevoir un autre à l'aide du catalyseur. Quant à sa main droite, il en récupéra partiellement les fonctions motrices, peut-être que des exercices l'aideraient à s'en remettre plus rapidement.

Bien qu'il ait bougé au cours de la nuit, le rat était bien mort à l'aube, il n'y avait plus aucun doute là dessus. Mais Griffith n'avait aucune pitié pour les animaux. Son second insecte n'avait pas quitté son emplacement quand il rouvrit les yeux, la bête venait tout juste de faire battre ses ailes sans pour autant s'envoler. Cette tentative là fut un échec.

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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Dim 16 Sep - 21:01

Ce qu'il fera, soulagé malgré tout que ce ne soit pas définitif. Ainsi, c'est le lendemain qu'il retentera son expérience qui échouera... Malheureusement il n'avait pas tout à fait le temps d'expérimenter trop longtemps la baguette, le cursus Auror appelait. Il laissera l'insecte disparaître, tout comme le rongeur, pour lequel il avait quoi que l'on puisse penser... au moins un soupçon d'empathie. Puis, il ira ranger la baguette argentée dans l'emplacement caché de la salle de travail. Ses affaires récupérées, il transplanera au Ministère.
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Re: Quelque part en Albion, la demeure de Griffith

Message par Griffith Drakkborn le Jeu 20 Sep - 15:46

Samedi 11 Février de l'année 1950...
Deux heures se sont écoulées depuis midi...

Six mois s'écoulaient bientôt, depuis que le scandinave avait rejoint le prestigieux bureau des Aurors. Six mois qui, il avait l'impression, lui avaient appris plus que six années à Poudlard, un sentiment évidemment falsifié par les sensations d'acquis... mais il y avait tout de même un peu de vérité dans cela. Il apprenait beaucoup, et il avait le sentiment de rapidement progresser.

Aujourd'hui était un jour de repos entier, un jour qui rayonnait aussi par son absence de soleil, un jour que Griffith consacrerait entièrement à l'entraînement méditatif, et à sa particularité.

Presque entièrement nu, les parties intimes protégées par un short de bain gris, et enchanté d'un Impervius, le Norvégien était assit dans une plaine enneigée. À quelques pas, déferlait dans son lit, une rivière comme un torrent, un bruit continu, envahissant les esprits... La nature était en cet havre de paix, une reine indomptable, au moins indomptée, et le garçon ne comptait pas chercher à changer cela. Néanmoins, le son dans son essence, lorsqu'il était brutal et déconcentrant, devenait un objet d'entraînement tout propice pour le mental. Ainsi, comme on éteindrait un souvenir, il chercha à éteindre le bruit de l'eau rageuse de son esprit. Dominant alors cet aspect des lieux, au moins en son for intérieur.

Contrairement à l'image véhiculée et insinuée dans l'inconscient collectif, ce garçon ne méditait, pas assit en tailleur. Les jambes étaient entièrement détendues devant lui, tirant au départ sur les fessiers, les quelques gros muscles des cuisses et même sur les mollets. Le dos était droit, la posture n'était pas agréable mais il se fit vite à la douleur, ou plutôt, elle se dissipa alors que sa souplesse le faisait s'y habituer. En vérité le froid extrême réduisait les facilités qu'il avait à ce niveau, sportif comme il était depuis assez jeune, il ne manquait pas de flexibilité, arrivé à 19 ans. Quoi qu'il en soit, la position désagréable était choisie dans un but clair : celui de s'imposer une contrainte. Couplée aux bruits assourdissants du torrent, et au froid glacial, il était convaincu que cela le ferait progresser plus vite. D'ailleurs, ce n'était pas qu'une conviction : mais un constat, puisque c'était déjà devenue une routine depuis quelques mois.

Les yeux évidemment clos, le visage serein, une demi-heure s'écoula sans qu'il ne fasse une quelconque avancée vers son objectif. Les contraintes étaient semblait-il implacables, l'hardiesse de la tâche était écrasante, et vraisemblablement, ne faire même un iota de progrès en une demi-heure, pouvait peut-être signifier qu'il n'en ferait pas même en continuant sur une journée entière ? Griffith n'en démordra tout de même pas, s'il avait au moins une once de Poufsouffle en lui : c'était bien sur sa ténacité. Les souvenirs s'écoulaient, la mémoire fléchissait dans ce moment d'isolement absolu, pour lui donner vue sur des contrées oubliées, des choses dont il ne se rappelait que très rarement, si ce n'était jamais. En cela, son esprit le trahissait, et lui faisait continuellement perdre sa focalisation, le distrayant, et le séduisant hors des objectifs qu'il avait établis en décidant de venir s'asseoir dans les cristaux de glace. Il se perdait en lui même, pour se retrouver ensuite par élans brutaux de lucidité, et agacement invisible, pour ce sentiment de perdre le travail en amont qu'il faisait en se tenant là...

Par dessus tout, même lorsque échoué sur île mémorielle, lui présentant scène entre murs de pierres, ce bruit tonitruant des fils lointains de Poséidon, - se brisant sur les pierres, et les brisant en retour, les corrodant sans que cela ne soit évident avant que les siècles ne s'écoulent, était toujours présent, il criait là où il n'avait aucune place, et les souvenirs devenaient flous, étranges, saccadés, il était impossible de les effacer comme bon lui semblait, et le tumulte se réverbérait sur sa mémoire entière. S'il ne réussissait à chasser ce bruit, il ne pourrait réussir sa quête première.

Une grande inspiration sonore siffla entre ses lèvres, mais les vibrations de cet air furent bien vite étouffés, encore par cette eau qui refusait d'être stagnante et silencieuse. Suivit un soupir, subtil, se faufilant par une fente subreptice, - presque invisible, des lèvres pâles rosées du garçon des fjords. Et alors que le dernier agacement s'évaporait, et que les réflexions s'étaient agencées pour tomber sur une certaine conclusion, il comprit soudain. Indiscernable, ses sourcils se froncèrent par jubilation, mais son visage restait d'un marbre serein, imperturbable, opaque à toutes émotions, et opale comme le ciel de ces plaines d'Albiones immaculées.

Si comparaison était à faire, le torrent enragé, et son chant moribond pour les pierres condamnées, était pour l'esprit de Griffith, comme un legilimens brutal, se faufilant de tout part, et il se souvint alors de la prêtresse toute de rouge, et la délicatesse avec laquelle elle lisait l'esprit des Hommes. S'il était impossible de l'empêcher elle, il était évident que ces eaux n'avaient aucunement son talent, et il pouvait les faire disparaître.

Point, le temps s'est arrêté, et tout comme la rivière, ne s'écoule plus. Victoire, il était trop tôt pour le crier, et le scandinave n'eut le courage d'ouvrir ses yeux sur le monde, de peur de se tromper, ou alors de peur de faire s'évanouir trop tôt ce qu'il vient de gagner. Le bruit s'est perdu, comme si un dieu venait de faire abstraction de l'existence du furieux ruisseau, dans l'esprit du garçon, et pourtant nulle magie ne venait d'être utilisée. Puis, une confirmation tangible lui vint, alors qu'il tentait de garder ses sens composés, et de maintenir éteint l'eau jaillissant à ses côtés. Le calme, le puissant, le profond à l'insondable, le bruit du vent des glaces, du vents des monts, le vent Arctique... Il s'immisça enfin dans le sens auditif de l'Auror en devenir, et plus évident qu'il ne le fut jamais : s'éveilla de sa torpeur, le souvenir d'une contemplation sacrée. Les yeux clos, il voyait naître dans les cieux, une aurore boréale.
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