Un appartement dans un quartier ouvrier à Oldham.

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Message par William Biernacki le Mer 17 Avr - 19:43

Au détour d'une ruelle se trouve un immeuble de quelques étages,  datant des années 1900, il est témoignage de l'époque ou cette ville était le principal centre de tissage de coton du monde. C'est dans  un appartement assez insalubre se situant au deuxième étage que William vivait avec sa famille recomposée. Le lieu possédait  quatre pièces, un salon  dans lequel l'humidité était très présente, et la peinture en très mauvaise état, une chambre pour ses  parents avec un matelas de mauvaises factures posé sur un sommier, une cuisine toute blanche avec des dispositifs plus qu’archaïques et enfin une chambre pour lui et sa sœur, faisant  aussi office de remise dans lequel la famille entreposait ses affaires.
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Message par William Biernacki le Jeu 18 Avr - 0:06

Cela faisait plus d'une année que le jeune William n'avait pas posée les pieds dans sa modeste demeure,  une année assez   ennuyante durant laquelle rien de fameux ne s'était passé, mais soit, le sang de bourge n'allait pas se laisser à abattre, sa prochaine année sera peut etre plus mouvementée et là, il pourrait faire fonctionner ses sinistres dons. C'est du moins la pensée qu'il eut en entrant chez lui



Dès que William passa le pas de la porte et se retrouva dans ce salon en si piteux état, une jeune fille, sa demi-soeur, Elisabeth comme une furie, fonça en sa direction, sa douce et belle voix l'accueillit de  la meilleure des façons possibles.

William, tu m'as tellement manqué durant cette année, alors comment s'était ta nouvelle école ? tu t'en fait plein de copains ?  Tu as trouvé une amoureuse ? Je t'ai manqué ? Tu penses quoi de ma nouvelle robe ? C'est maman qui me la faite.


La jeune fille de 9 ans n'avait pas perdu, durant la durée de son absence, l'enthousiasme qui la caractérisait. C'était pour le serpentard, une très très bonne nouvelle, les rares coups que son père lui portait occasionnellement ne semblait pas affecter plus que cela sa psyché. Délicatement mais sans afféteries grossières, il posa sa main sur sa tete et s'abaissa à sa hauteur :

Pour tous te dire, je me sens très bien dans ma nouvelle école, les gens sont tous très gentils et montrent un certain respect envers moi. Mes copains sont aussi très intéressant, il y a par ailleurs, une fille qui se nomme comme Maman, elle s'appelle, Victoria, Victoria LeBlanc pour être exact. Pour répondre à ta troisième question, je ne me suis, malheureusement pas fait d'amoureuse mais ça viendra avec le temps, j'espère.

Ce petit monologue l'avait essoufflé, c'est donc naturellement qu'il marqua une pause afin de reprendre son souffle.


Oui, tu m'as beaucoup manqué et ta robe est très belle.

Pour une fois, dans sa vie de William exprimait la stricte vérité, sa sœur était une des personnes qu'il chérissait le plus au monde, son absence avait pesé sur son cœur.

William.

Une voix froide sans aucune émotion interrompit leur petite retrouvaille, c'était sa mère qui faisait son entrée en scène.

Je pensais que tu arriverais plus tard, ton père.... A la mention de ce dernier, sa voix se noua, est encore à l'usine mais il devrait rentrer dans les plus brefs délais.

Aussi loin qu'il se souvienne, sa mère, s'était toujours montrée avec lui, distante et froide, ne lui envoyant des signes d'amour qu'en cas de rares occasions. Lors de ses anniversaires, par exemple, pourtant, William l'aimait, il l'aimait plus que tout, plus que sa propre vie, elle-même.

Le sang de bourge souhaitait son bonheur cependant le jeune garçon n'avait aucun moyen de réaliser cet objectif, ce n'était encore qu'un simple enfant de 12 ans, son impuissance était notable, il ne pouvait que difficilement influencer le monde qui l'entourait, ce n'était pas encore l'acteur de sa propre existence mais cela viendrait avec le temps, William en était convaincu au plus profond de son etre.
- Bien, maman, je peux aller dans ma chambre ?
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Message par William Biernacki le Jeu 18 Avr - 23:13

Avant de répondre à la requête de William Victoria scruta son fils, un instant, elle remarqua alors que depuis qu'il était parti, il y a de cela, quelques mois, il avait changé, la nature produisait ses effets sur le jeune homme, petit à petit, il commençait à grandir, ses muscles poussaient comme des champignons en pleine foret, et sa corpulence bien que ridicule par rapport aux adultes était dans une phase de développement intense.


Tu le peux, William, tu peux, mais tache, t’être là au repas, tu sais à quel point, ton père, peut etre pointilleux sur tous ce qui concerne la ponctualité.

Pointilleux n'était pas du tout le terme, qui convenait pour décrire le père de William, brutal, violent, sadique était beaucoup plus adaptés au caractère du quarantenaire, mais le garçon ne dit rien, il ne voulait surtout pas engager cette conversation avec sa mère.


Bien sur.

Sans un mot de plus, ses jambes se mirent en mouvement, délicatement mais avec une assurance notable, William, suivit de près par sa sœur Elisabeth, entra dans cette petite pièce qu'il nommait en ce temps sa chambre.  Fatigué par un long voyage plus qu'éreintant, brusquement et sans crier gare, dans un mouvement rapide ; il se laissa tomber sur le matelas posé au sol qui lui servait de lit.

Elisabeth le regarda, mais pas une phrase ne sortait de sa bouche, chose plutôt rare pour être souligné, le silence régnait, le frère et la sœur se contentaient de s’observer, sans oser rompre le calme de ces lieux, puis finalement, peu à peu, William se releva, contrairement à l'accoutumé, il ne souriait pas, sérieux et droit, face à sa sœur,  la regardant droit dans les yeux, il vint troubler la quiétude de cette chambre.

Alors comment ça s'est passé durant mon absence ?

Une question simple et prosaïque, pourtant si lourde de conséquences, William n'avait pas durant cette année scolaire, échangé de lettres avec sa famille, ne leur donnant que très peu de nouvelles, et ce, pour une raison  notable, l'encre et le papier était chères, son père ne voulant guère dépenser de l'argent dans ces vaines broutilles .

La jeune fille, marqua une pause avant de répondre, durant ce temps de latence,  son visage qui était normalement si joyeux se décomposa pour ne laisser placer qu'à une expression mélancolique qui traduisait un profond chagrin. La vie n'était pas facile, ici.

Et bien papa, il est méchant avec moi, quand je ne rapporte pas de bonnes notes à la maison ou que je ne suis pas sage, il me frappe très fort, j'ai très mal mais je ne sais pas quoi faire, alors je pleure. et puis les autres enfants, ils sont méchants avec moi, ils disent que je suis bizarre et normal, ils se moquent de moi. Et puis ils t'insultent, ils disent que tu t'amuses avec des animaux morts.

En somme, rien que le jeune William ne savait pas déjà, Elisabeth était martyrisée par son père et ses camarades de classes comme lui en son temps. Son beau-père se montrait même plus cruel avec lui qu'avec la pauvre Elisabeth. Elle c'était sa fille, lui c'était le fils de sa femme, il n'avait guère à se préoccuper de son bien-être, et l'utiliser pour libérer ses pulsions les plus méprisables.
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