Fin du campement

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Message par Narrateur le Dim 11 Aoû - 2:15

Aussi immense et vaste soit-il, le campement avait une limite: les tentes se faisaient de plus en plus rares et l'herbe était moins tassé ici, signe qu'il y avait moins de passage ... Bref complètement à l'opposé du centre névralgique de l'événement.

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Message par Marius De Jacquier le Dim 11 Aoû - 2:16

Noire et bleutée, telle était la voûte céleste dont l'horizon restait néanmoins pollué par la luminosité du gigantesque campement provisoire, installé pour l'événement et situé au sud de l'Angleterre. C'est sous cette chape sombre couvrant l'Infini qu'avançait, lentement à la lueur de quelques lumières, un jeune homme au cœur lourd et l'esprit noyé dans un océan d'émotions aussi sombre que ne l'était la cathédrale céleste. Il faisait très froid en cette période de l'année : quand rien ne venait troubler le silence de la nuit s'étant installée sur le campement le seul bruit audible restait la gelure de l'herbe craquant sous ses pas, ou alors son souffle saccadé et solidifié sur ces deux lèvres rougies et gercées voir même les quelques coups de vents glacés taillant sur son passage une touffe de cheveux blonde dont les premières colorations grisonnantes naissaient aux racines, ainsi l'ombre se mouvant était protégée grâce à une longue et non moins épaisse veste que les tribus nordiques appellent parka.  

Levant ses deux pupilles au ciel, le jeune homme contempla l'immensité de l'espace tout en continuant sa faible marche vers un lieu dont lui même n'avait pas idée: en son fort intérieur tout ce qu'il voulait était de marcher, marcher et encore marcher jusqu'à ce qu'il trouve enfin ce qu'il cherchait, sans que cela ne soit possible bien évidemment. C'était le jour, un jour qu'il avait apprécié avant et qu'il détestait de toute son âme à présent mais il ne pouvait tout simplement s'empêcher d'y penser malgré tout ses efforts,  alors il marchait, sous les étoiles et regarder le ciel, pensif. Avant, des bribes de pensées jaillirent de la tumultueuse vague: des champs de blés naviguant au gré du vent d'Autan, un bambin tout petit courant comme à travers ces champs sous l’œil étroite d'une ombre, d'un gardien, d'une présence familière, indiscernable ... Le souvenir s'effrita jusqu'à subitement disparaître, laissant à place un vide, noir et immensément seul mais heureusement bien vite remplacé par une autre scène: sur un perron de marbre blanc dans les jupes d'une femme, le même petit garçon devenu un peu plus grand, il fixait bizarrement le sol tandis que l'ombre familière était en bas des marches, un peu plus loin dans la cour entourées de deux militaires et tous trois devant une voiture, portes arrières ouvertes ... Encore une fois Marius tiqua: l'ombre devenait de plus en plus transparente, comme si elle disparaissait au fur et à mesure.

Et à chaque fois qu'il se remémorait un souvenir la figure était de moins en moins visible, jusqu'à maintenant où elle n'était plus. Le ciel apparut devant ses deux yeux bleus et il continua sa veine recherche sous les étoiles, car il avait commencé à oublier et cela l'effrayait.       
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Message par MJ Auxiliaire le Dim 11 Aoû - 2:43

Si la guerre laissait des traces indélébiles, les souvenirs restaient de vivaces entailles dans l'esprit d'un être... Ce jour là il faisait froid lorsqu'il enfila son uniforme c'était à 18ans De Gaulle appelait le français, 1944, et engagé pour la libération ce fut ce jour-là qu'il se dit que la vie était une farce, durant la guerre lorsque ses amis tombaient à ses côtés, alors, il se demandait "Pourquoi pas moi?" La chance, la santé, le travail et une dérision profonde devinrent ses maîtres mots et pourtant, les cris silencieux et le ralenti de la scène, son arme qui s'alourdissait de butor à retord il ne restait qu'une bouche crevassée et un goût trop amer, trop sec... Le blanc de la terre et ce, jusqu'à l'horizon se perdant dans ce parangon terrible celle de la guerre, d'une douleur sans fin mille fois éprouvée et partout les déchets des corps, le sang se mélangeant à boue.

Le jeune homme soupira sous la froidure du soir profitant d'un regard perdu au Rubicon de ce campement ils pensaient à toutes ces ouvrières sans yeux, celles qui berçaient le chaos tout en oscillant entre la vie et la mort jouant à Dieu, Dieu... Guerre... ? Pourquoi occupes-tu tes escadrons les emplissant d'un bruit furieux ? Cette buveuse de sang n'avait donc aucune vergogne à mener l'homme au paroxysme de cette ivrognerie telle une nuée ou le destin se déforme et d'où flotte une lueur encore plus noire que la nuit elle-même, mirage des guerres, a quoi sert-elle cette géante ? Cette fumée nocive et tout ce qui en découle ? Guerre ?

Non, lui il préférait le ciel et ses myriades d'étoiles, il préférait encore ce froid perçant au sabre tranchant, de la musique avant toute chose et pourquoi pas un impair ? Tout cela était soluble grâce à l'air c'était l’art de vivre et l'art de faire, le poétique oui il l'était poète lui aussi, dans son style un peu rêveur et partageur il recherchait la nuance non pas la couleur ! Non, la nuance les choses simples et bien faites, le partage et être là, là pour offrir et voire mûrir en ses créations un sourire il était le poète et ses spectateurs les participants de cette Odéon... Il regardait ce bleu fouillis ce firmament parsemé d'un tapis d'étoile, car il voulait la nuance elle et elle seule, un rêve dans un rêve délaissant les sabres assassins et les canons vilains, il ne voulait pas de l'esprit cruel, du genre qui font pleurer le ciel et l'azur de son regard, non, il préférait l'éloquence d'un geste rudement mené pour une fin bien terminée... Il observait la nuance du ciel.

De dos, Marius ne voyait pas grand-chose, un homme en soi tout simple une grosse veste de laine et un pantalon plutôt élégant, il devait bien avoir la trentaine une petite moustache à la française un peu rondouillard... L'homme regardait le monde allant peut-être vers d'autres cieux, sautant d'amour en amour, comme si son regard devenait la bonne aventure qui devient poussière au vent de cette soirée, celle qui va au gré de ses pensées, car tout le reste n'est qu'imagination alors... Oui, il recherchait la nuance, la nuance et elle seule.

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Message par Marius De Jacquier le Dim 11 Aoû - 3:23

Voguant plus ou moins paisiblement dans ses souvenirs sous la volupté céleste que lui offrait cette nuit de décembre, le jeune poursuivit sa lente marche alors la voiture claqua ses deux portes arrière pour finalement partir et quitter la cour, ses pneus froissant le gravier sur son passage. Et à ce moment là, le petit garçon sut, sut que cela arriverait un jour: le déchirement de son cœur qu'il ressentit lorsqu'il vit pour la dernière fois la poussière s'élevant en l'air en suivant à vive allure l'automobile, ce même déchirement qu'il revivrait un jour ou l'autre, dans les années qui suivraient et qui ne le quitterai jamais réellement.

Ce jour là, dans un autre endroit, un autre homme avait enfilé son uniforme, sauf que celui-là n'était pas destiné à de quelconques parades pour la fête national ou autres cérémonies officielles réclamant telle muse. Non celui-là était l'uniforme réglementaire que le Ministère avait imposé, un uniforme qu'il possédait déjà, que sa famille possédait déjà: ce n'était ni le premier ni le dernier qui répondrait à la demande de Marianne, ou à l'époque de l'ost, allégorie d'un pays si aimé et si vertueux. Alors il était parti rejoindre sa Marianne, dans une froide région, derrière une muraille que tous pensait infranchissable et qui fut franchie, laissant se déverser la foudre et les éclairs partout où cette vile engeance allait.

Reculant de partout les fiers défenseurs ne purent rien faire si ce n'était que constater leur imminente et humiliante défaite. Bientôt beaucoup ne l'acceptèrent pas et s'enfuirent, rejoignant divers pays avec un objectif: poursuivre la lutte; bien avant qu'un De Gaulle ne sonne le ralliement. Il avait simplement suivi l'appel de son propre cœur, Marianne était si belle. Le petit garçon, lui grandit, les affres de la guerre était si loin, les champs de blés continuaient leur éternel cycle: pourquoi se soucier de quelque chose de si lointain ? Alors on ne s'en soucia pas et les mois passèrent sans qu'aucunes nouvelles n'arrivent, sans rien qui pourrait soigner son petit cœur.

Marius sourit, étrangement, car son désespoir devint plus grand après coup. La guerre, monstre insatiable se nourrissant des péchés les plus abjects des Hommes, jamais elle ne disparaîtrait et ceux qu'elle avait dévoré ... jamais ne réapparaîtraient.  

De fines larmes embuèrent bientôt ses paupières, tristesse, froid, les deux sans doute. Qu'importait après tous, car en ce jour si particulier à ses yeux car aussi chéri que maudit, Marius fêtait, de la façon la plus joyeuse qui soit, un anniversaire, l'anniversaire d'un homme vainqueur d'une guerre, victime innocente d'une seconde en cherchant lui aussi dans le ciel la nuance, la nuance et elle seule qui lui permettrait de ne pas oublier le visage de cet homme dont l'amour qu'il lui portait n'avait d'égal que l'amour de sa Marianne.
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Message par MJ Auxiliaire le Dim 11 Aoû - 4:22

Qu'il est triste ce cœur lorsque la joie s'enfuit, lorsqu'elle s'enracine à nos rêves, tombant d'un nuage qui se joue de lui, dun livre d'images... Oh ! Que c'est dommage de valser quand fuit la nuit c'est comme un paysage qui défile, nous restons de marbre les visages devenant mirage et les caresses des courants d'air sur une peau éphémère d'où les murmures deviennent sourds et on ne s'entend plus, sourire devient une idée folle et se disperse au vent, les présences ne sont que souvenirs éloignés, ombre d'un lointain passé, il ne voulait pas en venir à ça... Il ne voulait pas fractionner le ciel et sa nuit, s'étourdissant par une déferlante de pensées, de cette ombre de l'esprit l'homme se revêtait d'une chape de nostalgie.

Cessant de bertauder sa raison, du démis d'un sens qui nous échappe oui, de vouloir courir après cette douleur qui en soi, devient monde de prison, et ce, même aux vertueux accomplis d'impatience alors si sous cette nuit saupoudrée d'étoile tout en attendant le crépuscule d'une aube lointaine l'homme profitait des nuances de l'horizon, et ce après tout à raison, les topazes du soir dévoraient l'ivraie de sa torpeur laissant ainsi le bon grain afin de lancer les premières lueurs d'une aube au musc enivrant, voilà une bien meilleure amante que le souvenir qu'est la passion proche d'une majestueuse oaristys et l'homme se perdait en nostalgie.

Ne pouvait-il pas se rappeler des fines fleurs de son étang ? Celle qui moussaient au passage de ses pieds aguerris par un millier d'escapades au bord d'un chemin bien connu, le vent tombant et l'air frôlait ses petites mains, canne à pêche non loin et poisson dans l'étang. S'éleva l'ombre d'un grand orme bienveillant aîné qui hébergeait sous son feuillage la chanson d'un enfant revenant du village, il emplissait chaque jour tout l'infini de ses petits bruits! Oh que ne pouvait-il pas se rappeler de l'étang s’étalant dans sa splendeur d'automne, se gardant d'une rangée de roseaux tout en arborant le front des bois qui reflétait ses eaux telles une haute et flexible couronne au gré des chutes du soleil ou des levées de la lune, sommeil et éveil chacun cachait de par cette formidable formule une seule et même pensée celle qui disait que demain serait meilleur.

S'il entendit Marius, l'homme ne se retourna pas, en revanche de son anglais tranchant tel un hussard il parla avec rudesse et si l'ancien Auror avait l'oreille, alors, peut-être remarquerait-il l'accent Lyonnais se parant de cette variance qui longtemps lui donna sa plume, sa signature comme au bord d'une tendresse muette. Ah! Sous cette nuit l’ivoire de sa peau martyrisait ce ciel indolent et froid comme une perle escroquée au cœur d'une mer agitée qui hanterait de sa nacre la bouche d'une moire obscure, celle de l'ombre de la nuit.


La mort, finalement, ça arrive à tout le monde. un temps qu'il dosa à merveille La vie, c’est la mort.

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Message par Marius De Jacquier le Dim 11 Aoû - 22:07

La mort ? Étrange vérité qui était audible à ses oreilles. L'on disait d'elle qu'elle était la porte pour l'Eden ou l'Enfer, tout dépendait des actions de chacun pendant sa vie, promesse d'une seconde vie éternelle. En cela la définition biblique du terme semblait utopique et affaiblissante, les Hommes ont cependant réalisé que c'était véritablement autre chose: un arrêt aussi sec que brutal, soudainement des fils et des filles perdaient un parent, une femme son mari, un ami, une sœur et tant d'êtres chers aux yeux de chacun.

Pourtant la vie était promesse de mort, chaque naissance est forcément accompagnée d'une mort, dans un futur lointain ... parfois proche mais qui arrive toujours à l'heure indiquée: avec la mort il n'y a pas de retard et il n'y a pas d'avance. Inlassablement la faucheuse fait son travail, ramassant les âmes des personnes arrivant au bout du fil de leur vie, alors arrive l'archange Michel le Défenseur de la Foi, le Prince de tous les anges du Bien celui qui jugera le Salut de ces âmes et guidera les bienveillants méritant le Paradis. Du moins c'était la vision ecclésiastique de la plus grande majorité des vivants, une notion du bien et du mal bien difficile à écarter mais aussi à juger.

A côté d'un compatriote, bugiste ou peut être lyonnais, il s'arrêta. Loin de reconnaître l'accent de cet homme, Marius continue l'observation d'une ciel chapé d'étoiles et de galaxies. Bien loin de sa terre natale, bien loin de son chez lui, la terre ne pouvait mentir à ce sujet, où diable étaient passées les cigales cymbalisante  pendant l'été ? Les champs de violettes de Toulouse colorés dont les parfums si particulier étaient une véritable ode à la joie ? S'était-il oublié ici ? Et surtout avait-il oublié qui il était ?


-Les morts sont heureux, pour eux tout est fini.

Une brève inspiration, qui se fit plus forte que d'ordinaire, signe d'une émotion le prenant avant d'expirer lourdement et de continuer avec le même rythme que son compagnon.

-Les vivants sont malheureux, car pour eux tout est fini.

De la vie, il ne restait que des souvenirs auxquels Marius s'accrochait désespérément pour ne pas sombrer dans les limbes meurtries de la folie douce et amer, vile solitude en cette période sombre et que l'hiver amenait ses premières neiges.
Marius De Jacquier

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Message par MJ Auxiliaire le Mer 14 Aoû - 18:27

La nuit et ses mystères étendait ce sombre suaire sur chacun de ses observateurs, des apprentis savant et philosophe chacun tentant d'en percer son secret, chacun tentant de raviver une flamme... Amant de l'ombre ou peine d'une nuit les morts d'hier devienne les tristesses d'aujourd'hui et comme garde-fou ne s'élève qu'un ver luisant illuminant de son flambeau thoracique la nuit noire, bravant cette moire sinistre faite de spleen. Si Marius employait son amour à prier un retour, la fin n'avança pas... Seul persiste la forme d'un château noir l'on entendait dans ses jardins le pas lourd d'un passeur l'étoile aux cieux et la larme à l’œil ainsi que naquit la fleur après un feu, Marius avait bien du mal à faire rayonner cette splendide fraîcheur, ce firmament constellé d'étoile... Cet ange du soir se pavanant de lumière voilait se ses ailes obscures chacune d'elle, laissant aux deux Français tout le soul de prier les morts.

Pourquoi vivre alors ? Tenter de vivre sans l'envie, c’est cesser de vivre, pis encore c'est errer partout sans but.

Il se tourna toisant l'inconnu, lui-même était rondouillard sans être gros, jeune homme dans la force de l'âge il possédait une petite moustache un nez proéminent et un ton sûr de lui.

J'aimerais savoir qui vous êtes vous, car je dois vous avouez, que... ces derniers temps, il y a tant d'hypocrites de toutes castes qui s’attribuent bien des faits dus à l'intérêt commun et qui déforment toutes les vérités tout ce qu'ils touchent n'a qu'un seul but, celui de servir leurs propres intérêts, ils salissent tout. son regard détaillait Marius Vous au contraire, j'y vois autre chose de bien différent.

L'homme tendra une main attendant la réponse de l'autre acteur de cette nuit au fond d'un soir prélude à un froid matin pour deux hommes ivres de tristesse, leurs cheveux ceignant leurs crânes comme un feuillage noirci par la noirceur ambiante, ils songent autant qu'ils parlent.

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Message par Marius De Jacquier le Jeu 15 Aoû - 1:48

L'on était en droit de se poser la question: dans un monde dont les changements et les variables étaient notoires et abondants qu'en était-il de sa place ? A lui mais aussi à d'autres, car au combien perdu dans les méandres d'un tel labyrinthe Marius avait au moins la chance de ne pas être seul dans pareille situation. Mais combien était-il exactement ? Il ne saurait dire, finalement cela revenait un peu à compter les petits points lumineux éclairant le  dans le ciel: une tâche herculéenne en tout point. Mystérieuse mais pourtant si attirante, de son imaginaire naïvement marquée par la tristesse que son cœur, marqué au rouge, supportait, le jeune homme croyait au plus profond de son âme que les morts, ou du moins l'esprit de chaque personne morte, était rattaché à l'un de ses points lumineux nimbant le ciel de toute sa parure.

Ainsi, il devait se rendre compte qu'il n'avait pas de réponse exacte à fournir à son compatriote hormis les banalités usuelles de la vie de tous les jours qu'il connaissait depuis maintenant deux années passées de quelques mois. D'ordinaire le temps bardait le trou béant de cette absence par ses effets anesthésiant mais à l'approche des premières glaces de décembre le masque tombait laissant à nue l'amertume, la tristesse et quelque part la froideur dont il était emprunt à mesure que les jours raccourcissaient.    


-Je ne saurais répondre à cette question.

Son visage pivota, pour mieux observer son interlocuteur, pour mieux ... s'imprégner de lui et ainsi rendre compte d'un essai de personnalité à travers ses estimations.

-Que voyez-vous exactement ?

Bien sur le blondinet n'avait pas omis sa première et réelle interrogation, subtilement décrite mais il attendait de savoir le raisonnement complet de son camarade. Ouvrant d'avantage encore la première page de son propre livre, il laissa volontiers celui-ci y plonger entièrement si tel était son intention: tendant sa dextre à son tour pour les politesses d'usage.
Marius De Jacquier

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Message par MJ Auxiliaire le Jeu 15 Aoû - 19:33

L'homme regarda cette nouvelle rencontre, cet étranger venant du même pays que lui arrivait-il à reconnaître l'accent ? Après tout Marius vivait ici depuis si longtemps... Il ne devait plus rester grand-chose de son passé, mais l'homme accepta de serrer la pince de ce compatriote avec force jaugeant ce gaillard tout en le regardant dans les yeux tête haute, il ne la lâcha pas.

Je vais te répondre moi alors. Oui, il le tutoyait... Marius oubliait-il même la camaraderie de sa fratrie ? Celle de la France de sa nation... L'amitié des citoyens de cette grande nation au drapeau tricolore, cette contrée si généreuse faite de chênes et de sapins parfois s'arrête un orme gigantesque au tronc épais... Par Dieu Marius oubliait-il d'où il venait ? D'Aquitaine aux hautes Pyrénées et d'Aï à Beaune, de la Champagne à Bordeaux et de Toulouse à Marseille sous les tonitruants pressoirs coule des fleuves de ce délicieux nectar que l'on nomme vin, mûrissant sur des coteaux les vallées de vigne baignée de soleil deviennent une mer si belle.

Que voyait-il... La Provence aux saisons odorantes et ce petit alizé caressant les visages et soulevant les crinières... cette odeur d'iode venant des mers et embaumant chacun de ses flots couvrant ses adorateurs de trésors, Marius oubliait-il toutes les contrées ? Oubliait-il le Rhône venteux et froid, ce fils des Alpes gelées et la Seine ?! Cette royale faisant affront à la Loire, mais n'omettons pas la féroce Saône et bien d'autres qui partout nourrissent nos nobles rivages passant par les fleurs aux vergers, les pâturages et les moissons toutes étaient au diapason, et la main ne lâcha pas Marius ses yeux brillaient d'une lueur rebelle, celle d'un jeune grognard prêt à en découdre et à défendre sa patrie.


Tu ne penses pas à mourir de vieillesse ? toujours la tête haute et l'air sévère Si d'aventure cela te trotte ce serait dans si longtemps que tu n'as même pas besoin d'y penser. sa poigne se durcit Je pense moi  qu'il ne faut pas vivre dans cet état de conscience, celle de notre propre mort. Relevant légèrement la tête Il faut l’oublier cette bonne vieille faucheuse et si ça te trotte toujours, tu la chasses, si ça ne fonctionne pas il faut l'étouffer sinon...

Sa poigne se relâche légèrement, ne quittant pas Marius de ses yeux noisettes, pas un seul instant il ne baissa le regard continuant à rester là devant cet homme sous la lueur faiblarde des étoiles et de la Lune.

Sinon elle te rongera, détruisant ce qui fait de toi ce que tu es petit à petit, et cette gangrène empoisonnera ton existence, car tu l'auras laissé se repaître de toi. détaillant l'homme aux cicatrices si nombreuses lui faisant face il ajouta enfin : Je vois un homme, qui erre la nuit triste et perdue, je vois quelqu'un qui a peur ou qui cherche, mais quoi ? Mais mon ami l'important, je pense, c'est de rester le même au fond de son cœur sans renoncer et ne pas s'avilir à cause des souvenirs.

il lâcha la main de Marius, regardant de nouveau le ciel de son regard sévère, observant ce cheptel d'étoile... Bouquet de lumière céleste ravivant en lui la mélodie de la nostalgie et bien d'autres plus sombres, plus sinistre... Les pertes, mais jamais il ne se perdait dans cette turpitude, il retrouvait toujours son chemin.

Tu sais, dans mon jardin il y a des dizaines de taupes, eh bien ce n'est pas par ce qu'elles ne voient pas le monde autour d'elle qu'il n'existe pas.

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Message par Marius De Jacquier le Jeu 15 Aoû - 20:17

C'était un rêve qu'il aurait aimé vivre et accomplir tant sa destinée était toute tracée étant encore qu'un simple enfant. Oui lui le fidèle serviteur, l'épée dont on se servait pour se défendre, la garde, oui lui le patriote dont l'ensemble de ses actions œuvrait pour la grandeur de sa nation. Aurait du. Il s'était perdu, les affres de la Seconde Guerre Mondiale l'ayant muté dans un pays allié afin d'améliorer des relations déjà bonnes mais surtout pour montrer au monde que les pays devenaient "amis".

Où diable était-il ? Dans un pays allié qui n'était le sien qu'à moitié et même moins tant celui-ci n'était qu'insignifiant à la base. Et pourtant, il avait déjà vécu tant de choses ici dans les froides plaines d'Angleterre mouillées par les pluies éternelles, aveuglé par le smog londonien. L'odeur des lavandes déversant finement leur arôme grâce au Mistral, les senteurs des violettes dilatant avec toute la grâce de cette fleur ses nasaux, les vastes plaines empli de tournesols ou de blés modelées par les quelques petits reliefs de chez lui, les cigales chantantes dans les immenses étendues de pins des Landes. Tout cela était bien loin, les fêtes à Bayonne, les soirs sur la Garonne, le ciel de Narbonne, les remparts de Carcassonne ... tant de paysages mythiques, chauds bien loin de cette grisaille perpétuelles.  


Sa main droite, toujours enserré dans celle de son camarade, tremblait maintenant de vive voix et même si cet étrange compatriote ne semblait pas enclin à la lui lâcher, le jeune homme n'en changea pas moins lui non plus. Car pendu aux lèvres de ce bugiste parlant fort et bien, il était difficile de ne pas s'y rattacher dans l'immédiat, Marius semblait bien incapable d'entreprendre la moindre action: il voulait savoir et surtout comprendre le fond de la pensée de cet homme si avenant mais aussi tellement direct.

-Vous voulez savoir qui suis-je ? Il se garda bien de le tutoyer, après tout Marius fonctionnait toujours ainsi avec les inconnus. Je suis un Gardien, la manifestation de l’Égide, le bouclier sur qui l'on peut toujours, toujours compter, je me dois de protéger mon pays et les gens qui me sont chères.

Sa main libre vint se loger à sa place habituelle: le long de son corps.

-Pourtant j'ai échoué, je n'ai protégé ni les uns ni les autres.

La fière nation drapée de bleu, blanc et rouge avait été envahie sans qu'il ne puisse y faire quoi que cela soit, réduit à l'esclavage, pire même ses compatriotes avaient applaudit, indifférence la plus totale à leur nouvelle condition et l'une des personnes les plus chères à son cœur avaient été exécuté sous ses yeux sans que là encore il ne puisse faire grand chose.

-Me suis-je perdu ?

Un simple constat, caché derrière une question qui n'en restait pas moins rhétorique. Oui, il s'était perdu, sa foi vacillait.
Marius De Jacquier

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Message par MJ Auxiliaire le Mar 20 Aoû - 21:26

Marius semblait avoir sur ses épaules une bête immonde, ses griffes devaient être des lames de poignards acérées transperçant son épiderme sans une once de vergogne tout en s'accrochant à ses chaires... Lacérant son âme par ses épouvantables cris, détresse hurlant à ses oreilles cette créature tapie sur son dos était faite de cauchemars et de souvenirs lointain, présent de ses expériences traumatisantes et pourtant le sorcier marchait toujours avec son terrible fardeau portant cet odieux parasites partout où il allait partout où il se couchait lui rappelant sans cesse ses méfaits, et, sans pour autant s'arrêter Marius avançant poussé par ce besoin de recherche de rédemption ? De mort ? De libération ou de vengeance ? Quel était son moteur ? L'inconnu l'écoutait voulant percer ce mystère et peut-être vaincre la bête accrochée à son compatriote.

Se retournant, contemplant le sorcier et son féroce monstre il retira sa lourde veste et baissa la manche gauche livrant son épaule à Marius, il pourra y contempler un coq en tatouage


La vie est une farce, je l'ai compris à 19 ans, durant la guerre. Lorsque mes copains tombaient à côté de moi, je me demandais pourquoi pas moi ? Et bien, si tu commences à trahir une seule fois tes idéaux ta relation avec la vie, ça vaudra dire une chose que tu triches avec toi-même, c'est comme si... tu renonçais à tout, c'est comme si tu te crucifiais seul il remonte sa manche, replace son manteau J'ai été blessé auprès des gars du général de Gaulle pendant la résistance, tous n'ont pas rejoint les Immortels et on m'a tatoué le coq.

Une simple anecdote, mais qui pour lui signifiait énormément. Il dardait le sorcier en face de lui voyant sa honte et/ou sa colère se tapissant derrière ces cils morne et furieux qui comme un écrin voilaient les braises incandescentes de la frustration, de la perdition. Marius avait en face de lui un véritable patriote, un vétéran et un résistant n'ayant pas lâché un seul instant les combats côté moldu et sorcier, pourtant...

Je ne suis ni "gardien", ni combattant, ni duelliste et... encore moins un grand sorcier, je ne suis qu'un citoyen fier de mon pays et ça, c'est un art et l'art c'est pas, comme le croient certains cons se croyant spirituels, c'est-à-dire d'imposer une idée ou bien d'être un exemple, non. il secoue la tête, faisant quelques pas afin d'être aux côtés du Toulousain l'art est là pour nous préparer à la mort, pour labourer et ensemencer, c'est un peu comme une ferme bien entretenue qui se doit d'irriguer son âme avec une seule finalité, celle de se tourner du côté du bien il faut un seul but mon ami.

La phrase n'est pas terminée, il réfléchissait face à cet homme ayant perdu la foi alors... comme les autres allaient-il tomber dans l'irrésistible indifférence ? Celle qui condamne les êtres humains à s'ignorer les uns les autres ? Quel est ce mal qui le ronge ? Il n'y en avait qu'un seul, celui de l'amour, il n'y avait que l'amour pour tant faire souffrir un être une fontaine pulsante au rythme des murmures et des sanglots, cette hémorragie vide l'être de chacun, une blessure telle qu'elle colore en rouge le chemin que nous prenons... transformant ce merveilleux bonheur en chemin de croix que nous arpentons jusqu'à la fin de nos vis, l'amour est une salope indomptable et c'est pour cela que l'inconnu se trouvant avec Marius l'adorait, il était prêt à offrir autant de verre à ce cruel amour, autant qu'il le voulait ! Captieux amour, mais Marius lui écopait d'un bête féroce déchirant son âme... Son hémorragie ne cessait jamais se consumant au gré des gestes adorés, de ce qui furent autrefois tel un charme d'égarement son père le hantait, son pays et ses amis épouvantaient ses nuits et son regard traduisait son âme torturé et s'enfouissant de plus en plus profondément.

La vie est comme une zone, comme un No man's land et ceux qui passent au travers se brisent ou survivent, ils tiennent bon, car ils savent reconnaître l'essentiel et ce qui ne l'est pas, c'est la différence entre l'homme digne et celui qui souffre de son manque de dignité.

Des paroles qui tapent où il faut, qui font mal... Criante de vérité et peut-être ce dont Marius avait besoin ou alors, simplement le franc-parler d'un Lyonnais endurci par le temps et la vie.

Je t'offre un verre pour continuer cette discussion autour d'une table si tu veux. lui proposera-t-il, ne s'ayant toujours pas présenté ni l'un ni l'autre

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Message par Marius De Jacquier le Mar 27 Aoû - 1:47

Flottant, ses deux yeux se perdirent le temps d’un bref instant, fugace, sur le coq tatoué sur l’épaule gauche de son compatriote. Le coq, voilà un symbole démontrant toute sa force de caractère : autrement nommé Gallus gallus domesticus, les latins s’étant amusés du jeu de mots puisque gallus désignant aussi bien la Gaule que l’animal en lui-même. Symbole de combativité, agressivité, hargne, vaillance, orgueil mais aussi de courage, il était naturel que le coq devienne l’un des nombreux emblèmes français, comme par exemple sur les maillots des différentes équipes sportives représentant le pays à l’international mais aussi sur les affiches de propagandes. Le symbolisme du coq en France était largement lié à son caractère et aussi à ses idéaux. Bien heureux était ce petit animal.

Ce symbole signifiait tant de choses à ses yeux et aussi belle était l’explication de l’origine de ce magnifique tatouage, il comprit : le jeune homme comprit que finalement cet homme et lui-même n’étaient pas si différents en fin de compte. Bien que Marius n’eût pas de dessin de la sorte à faire valoir, les siens étant plus … profonds, plus marqués et surtout bien plus douloureux, ils avaient tout deux combattus pour un idéal pas tellement proche qu’il pouvait aisément se confondre dans un spectrographe.


-Vous avez combattu les Immortels ?

La question … était stupide et le blondinet ne s’en rendit compte qu’une fois celle-ci posée, malheureusement les mots étaient déjà sortis de sa bouche. Alors il se répondit lui-même, corrigeant de son plein grès cette bêtise qu'il espérait ne pas nuire à son crédit.

-Oui bien sûr … c’est évident.

Son monstre était tapi dans les ombres, dans ses ombres, se nourrissant de chacun de ses doutes et de ses peines, la présence de son compatriote l’avait fait fuir mais il reviendrait, il revenait toujours, quoi qu’il arrivait. Toujours là, toujours présent, c’était son fardeau maintenant, un fardeau qu’il ne pouvait partager, quelque chose d’irréelle, d’immatérielle mais pourtant existant. Il avait fini par « s’y habituer » tant bien que mal, il n’avait pas le choix de toute manière, la vie continuait, certains jours étaient simplement plus durs que les autres et le monstre restait.

-Je l’ai toujours été, au plus profond de mon être, fier de mon pays. Pourtant je me suis exilé, loin de lui. Levant les yeux aux ciel pour l’observer une nouvelle fois, le blondinet fit un brusque mouvement de tête, comme un déclic en lui, quelque chose d’insupportable se produisait dans sa tête. Rhhhhhhhhhhhhha, j’ai l’impression de ne pas lui avoir assez donné. Était-ce le bon choix ?

Tout ce questionnement illogique ne pouvait avoir de sens sans le contexte derrière mais Marius avait en lui l’étrange et vague impression que son compatriote pouvait le comprendre, sans savoir comment d’aucunes manières que cela soi. Il en était persuadé, cet homme le comprendrait malgré ses paroles vides de sens. Car il savait ce qui se passait dans les tourments tous plus profonds de son âme captive d'un malheur qui se voulait éternel, il l'avait trouvé, il l'avait deviné. Son flair ne pouvait le tromper et lui donnait toute l'assurance nécessaire à un discours rugueux, sec, tel une charge de cavalerie ou du récif sur les falaises, écumant tout, ne laissant que les miettes. Un discours empli de vérité.

-Je ...

Dans un autre contexte, un autre jour, un autre lieu, il aurait très certainement refusé l'invitation, mais pas aujourd'hui, pas maintenant. Intrigué et intriguant, l'homme ayant percé à jour l'épaisse carapace faiblissante de son esprit, cet homme si bon et si juste. Prestement le garonnais jeta un coup d’œil à sa montre, un déchirement au cœur le prit, car aussi fortuné était le jeune homme, cette simple montre qui ne payait pas de mine était maintenant l'un de ses deux trésors, symbole et vestige d'un passé perdu à tout jamais.

-J'accepte, un ou plusieurs verres même. Mon histoire est longue et les langues ne se délient qu'au bout d'un certains temps.

Aucun des deux ne connaissaient le prénom de l'autre et pourtant c'était comme si. De vieux amis, bavardant sur un banc devant la place de l'église un dimanche après-midi ensoleillé, le village était grouillant de vie: d'autant jouait aux boules, la version lyonnaise bien entendu, d'autres lisaient la dépêche attablés au seul café du coin tandis que les femmes piaillaient entre elles et que les enfants manigançaient de farces ou jouaient aux billes dans leur coin. Voilà à quoi ils ressemblaient alors qu'ils n'étaient que sur le haut d'une colline, sous l'épais manteau noir céleste berçant d'un froid mordant leur peau et l'humide terre verdâtre d'Angleterre.
Marius De Jacquier

Marius De Jacquier


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