La Tamise

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Message par MJ Auxiliaire le Dim 29 Sep 2019 - 23:58

Si chacun se promène dans la Tamise, près de l'endroit d'où s'écoule la boue et les déchets de tous, marquera chaque visage que l'on rencontre... faiblesses et malheurs se liront autant sur le cœur que les âmes des vagabonds de ce ponton longeant la Tamise. Fleurs de boue et égout, dans chacun des cris de l'homme la peur s'égrène et la Tamise s'écoule dans le corps de Londres, dans chacune des voix les interdictions et les menottes mentales étranglent les visiteurs, la vie continue au bord de la Tamise qui tranche au plus profond de Londres, et, dans la plupart des rues dès la nuit l'on entendra dire comment la malédiction d'une putain souffle la larme d'un nouveau-né d'une pauvre prostitué, ainsi était la vie difficile et implacable.
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Message par MJ Auxiliaire le Lun 30 Sep 2019 - 1:04

Aux premiers chants de l'aurore, Orson guidait la jeune femme sur le bord de la Tamise, traînant sa patte folle tout en tenant la manche de sa nouvelle camarade. Il avançait tout en écoutant et peut-être partageaient-ils une épine, leur soleil ne brillait plus, leurs champs étaient tristes et nus et leurs chemins s'emplissaient d'épines... Orson et Myranda semblaient marcher dans un hiver éternel bien que l'un était comme disait l'adage un simple d'esprit alors que l'autre, rose malade rongé par un ver invisible se balançait au gré des tempêtes hurlantes toujours découvertes face aux joies pourpres et sombres était son amour secret et pourrions-nous dire que la vie détruit et se détruit d'elle-même, fatalité.

Si Orson se faisait le chantre de la simpletitude et pardonnons les barbarismes ampoulés, car il n'était pas en berne de spleen pour autant. Un véritable adepte de Baudelaire sans même le savoir, bien qu'il souriait plus souvent qu'il voulait bien l'admettre, et ce pour un rien pour un tout petit rien, alors hochant sa grosse tête et souri de ses dents pourrit et manquantes et ajouta :

Pas toujours dans les règles ! C'est comme faire des bêtises avec des amis, comme euhhhh mettre une potion potiron dans le café d'un professeur ?

Quant à la suite, il ne comprenait pas bien après tout, pourquoi tant toucher un être surtout par une lettre oui, comment un bout de papier pouvait mettre en miette un sorcier ? C'était au-delà de sa compréhension.

Mais... bien des individus comme les blacks devraient ne pas sous-estimer la faiblesse. Lorsque l'on naît, faible, nous sommes si tendres et à l'instar un arbre croît souple, vert et lorsqu'il meurt... il est sec et rompt. La force est compagne de la mort alors que la faiblesse serait la vie, le froid s'oppose à la vie Orson est faible, mais il est vivant et personne n'avait réussi à le briser.


Peut-être... il s'arrêta un instant se perdant lui et son regard bigleux dans le fond d'égout de la Tamise Qu'ils sont juste méchants ? Qu'ils ne seront jamais vraiment libres et contents ?

Si le monde était un tapis de sable, Myranda et Orson ne seraient que des grains parmi tant d'autres, mais d'autre diront qu'une goutte d'eau enfante un océan, qu'un paradis naît d'une fleur sauvage et qui sait qu'un jour, force de vie d'un rouge-gorge en cage mettra le ciel en rage, pourtant la vie rattrapait toujours les belles paroles d'un connard du coin, la vie n'offrait jamais rien sans rien les forts vivent et les faibles meurent, parait-il, et le boiteux reprenait sa marche.

Les gens aiment bien inventer des monstres y disent que j'suis un monstre par ce que je suis laid, je le sais ! fit-il en tirant Myranda, balayant d'hypothétiques particules de poussière en face de lui de sa main libre Mais moi j'sai poupée, ça leur donne l'impression d'être eux moins des monstres de dire qu'un autre l'est plus qu'eux... ils sont plus heureux comme ça tu sais et vivent mieux ainsi.

Le petit homme bossu et disgracieux connaissait parfaitement sa laideur, ses défauts et son horreur... Mais au fond sa mère l'embrassait quand le noir obombrait sa vie ses caresses semblaient être des nuages blancs... Quelques caresses et il se relevait le cœur léger par l'amour de sa mère, celle-ci lui apprenait la bonté et jamais il ne l'oublia ni elle, ni celle de son chiot à Poudlard et alors, chaque larme de chaque œil devient un trésor de souvenirs merveilleux et oublieux de ce ciel noir de rage, oublieux des violences et de ses éclairs, et ce jusqu'au tonnerre, car aussi sombre soit l'avenir pour ceux qui vivent sous la colère la vie semble les détruire.

Il souriait, faisant confiance à sa nouvelle comparse et ainsi, ils arrivèrent face à un escalier de pierre qui semblait se fondre dans le fond de la Tamise, joignant les méandres de ce méphitique fleuve de boue, son index pointa l'escalier.

Non, non, non ! Tu ne connais pas tout je te le dis moi, tu peux me faire confiance oh ça oui alors, tu verras je vais te montrer ! Mais personne y connait ça.

Mais encore une fois, sa marche se stoppa et pas pour les mêmes raisons, il regarda la femme se remémorant son chat et ses noms, encore une fois ses lèvres s'étirèrent sur ce vilain visage, c'est un peu... Comme s'allongé dans l'herbe et regarder le ciel jusqu'à s'y perdre... Dans cet océan d'azur on est naufragé et l'on repense à nos émotions, une grande noyade pardi, sous les lames de l'âme.

Il fit oui de la tête, pointant toujours l'escalier il allait de soi que sa caisse suivait toujours, n’émettant pas le moindre bruit à présent allons savoir pourquoi... Et si Myranda possédait une acuité visuelle hors norme alors, peut-être pourrait apercevoir le haut d'une statue de pierre couverte de la fiente des mouettes et d'autre volatile, de là cela semblait être une femme à la tête baissé.

C'est bien quand c'est simple, pas besoin de faire trop !

La simplicité comble de sa lumière les tendres pensées de nos désirs, des mots simples et sincères avec pour espoir... De plaire, l'amour d'un chat ou d'un chien ou est-ce la loyauté ? Qu'importe, car la simplicité restait pour tous un chant précieux, contrastant avec le fiel qui fait mal à entendre comme un orage aux portes d'un cœur, au fond on pleur toujours nos pertes.

Allons-y ! Faut qu'on aille parler à la dame de pierre.
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Message par Myranda Flint le Mer 2 Oct 2019 - 1:33

Ah la Tamise ! La Londres moldu n'était déjà que peu ragoutante. Même les plus bohèmes urbains, pourtant prompts à pardonner tous les affres esthétiques des villes modernes, n'osaient consacrer leurs pensées à cet endroit. Bien évidemment, l'expérience de Myranda était tout autre. Quoiqu'elle ne fusse jamais destinée à fréquenter ce lieu, un concours de circonstances désormais bien trop connu à son goût l'avait maintes fois fait errer ici.

Elle ne s'y sentait pas chez elle. Toutefois, lorsque l'on touche le fond, le seul réconfort que l'on trouve est parmi les siens. Combien de jours et de nuits avait elle passés ici ? Maigre, fatiguée, seule et désespérée... Beaucoup trop. Malgré cette résurgence de démons qui cohabitaient toujours avec son esprit meurtri, son enthousiasme ne s'était pas ébranlée.


" C'est exactement cela !"

La jeune femme adressa un sourire à son accompagnateur. Curieusement, il y a quelques années encore, un bonhomme comme Orson l'aurait tout simplement dégoûtée. Toutefois, les choses avaient changé. Le temps et la sagesse l'avaient ils rendue plus sage et prompte à la mansuétude ? Cela relevait il d'autre chose ? Difficile à dire.

"Je ne sais pas trop... On se rassure souvent en se disant que ceux qui nous ont fait du mal doivent eux aussi être malheureux dans le fond. C'est un peu un automatisme, mais moi je n'y crois pas."

Myranda avait trop souvent payé plein pot pour ses choix de vie. Dès lors, elle refusait formellement d'essayer de trouver des circonstances atténuantes aux autres. Elle prenait les faits pour ce qu'ils étaient, point barre.

" Pourtant, des monstres à l'apparence attrayante il n'y en a jamais eu. Les moldus croient en l'existence de monstres que l'on appelle succubes. Ce serait des démons charmeurs et séducteurs qui dévoreraient ceux qu'ils auraient charmés." Se faire ainsi guider n'était pas plus mal. La reniée se serait totalement perdue sans son guide. Toutefois, elle espérait que cette petite escapade n'allait pas non plus se prolonger trop longtemps. Être ainsi traînée par la manche ne lui plaisait pas outre mesure. " Oui... Lorsque l'on est traité de monstre le seul moyen de continuer à se sentir bien c'est encore de se sentir en paix avec soi même. Pendant la guerre, j'ai été jetée hors de Poudlard et on m'a forcée à errer dans les Highlands sans rien à boire ou à manger. Une fois encore, j'avais été traitée comme une sale bête. Dans mon périple j'ai croisé un chasseur. Un méchant homme. Il n'a même pas voulu me donner à manger alors que je n'avais rien pris depuis des jours. Tout ce qu'il voulait, c'était m'utiliser pour se venger d'un autre chasseur. Manque de pot pour lui, les choses ont mal tourné et c'est lui qui s'est pris une balle. J'aurais du l'abandonner à son sort, il ne méritait pas mieux. Toutefois, je voulais me prouver à moi même que je valais mieux que ce que les gens qui me faisaient du mal pouvaient penser. Alors, je l'ai traînée sur des kilomètres jusqu'à ce que l'on trouve un médecin. Il n'a pas survécu, mais au moins, je suis en paix. "

Elle occulta, bien entendu, le fait qu'elle l'avait elle même achevé, sans le faire exprès. Toutefois, Myranda aimait bien se remémorer cette histoire. Dans cette situation, elle avait simplement eu le choix entre faire le bien et faire le mal... Avoir le choix... C'était une opportunité qui lui avait trop souvent manquée.

Ainsi, les deux "comparses" se stoppèrent face à un escalier. Orson ne mentait pas. Tout cela n'évoquait rien à la jeune fille qui leva une main en guise de mea-culpa.


" D'accord. Je ne connais peut être pas tout."

Une fois encore, Myranda s'était exprimée avec une certaine légèreté. Même si tout cela ne menait à rien, cette balade avec Orson aura été une parenthèse on ne peut plus rafraîchissante. Elle était de ceux qui pensait que l'homme le plus heureux du monde était aussi le plus simple. L'adage était en train de se confirmer.

Ses yeux abyssaux se plissèrent légèrement pour tenter d’apercevoir où tout cela pouvait bien mener. De là où elle était, il lui sembla reconnaître une statue et Orson allait confirmer cette première estimation quelques instants plus tard.


" C'est ce que je me suis toujours dit aussi."

Répondit elle plus sobrement cette fois. Ce n'était pas par mépris qu'elle donnait des noms incroyablement simples et niais à ses animaux. C'était surtout un réflexe enfantin... Une façon de garder un petit morceau d'une merveilleuse et révolue époque planqué quelque part.

" La dame de pierre ?"

Questionna-t-elle, interdite. Allaient ils parler à une gargouille ou quelque chose dans le genre ? Elle ne tardera pas à être fixée puisque, comme toujours, elle suivra Orson.
Myranda Flint

Myranda Flint


Baguette : Frêne-épineux, dragon

Feuille de personnage
Affinité Magique:
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Volonté:
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Statut: D. Anti-Trafiquants

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